LE CAPITAINE, LOUISA
LE CAPITAINE
Eh bien ! ma chère enfant , tu es remise de tes frayeurs ; te voilà sans inquiétude pour ton frère $ la sagesse de
M. Stoclwell a termine cette malheureuse affaire , et f ai pense que nous devions lui en témoigner notre re-* connaissance.
J'ai dû vous obéir , et me laisser conduire par vous dans cette maison ; mais je ne puis vous dissimuler la peine que j'éprouve de m'y trouver.
LE CAPITAIIÏE.
M. Stockwell ne peut nous avoir invités à venir che2 lui que pour achever de nous rendre la satisfaction qui nous est due.
LOUISA
Ce n^est pas lui que je redoute de voir; vous savez quelle est la personne que je crains de rencontrer. Eh ! n'ai-je pas raison ?... M. Belcour a-t-il eu assez de torts envers nous tous ? Ce n'est pas que je le haïsse.
LE CAPITAINE
Je conçois ton ressentiment ; je dirai plus , je le partage; mais je ne puis oublier aussi que M. Belcour a montré envers moi beaucoup de générosité et de déliqatcfsse... Il ne peut être un méchant homme.