‹ ŒuvresChapitre 128 sur 240 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

Les mêmes, BELCOUB.

BELCOUn.

Miss Louisa , mon digne ami , vous voyez un homme bien mécontent de lui-même, de la conduite qu^il a tenue , et cherchant comment il peut la réparer. Cela est bien difficile; je crois pourtant que j'en ai troi^é le moyen.

STOCKWELL.

Quel est-il?

BELCOUB.

Miss Louisa, j'avais perdu le sens quand j'ai mal jugé de vous ; je me suis laissé tromper contre l'évidence elle-même ; prenez-vous-en à votre beauté , qui m'avait transporté, qui ne m'avait plus laissé l'usage de ma raison. Je vois à présent toute l'énormité de. ma faute « et je ne songe qu'à m'en puiiir.

STOCKWELL, liptfi.

n m'efiraie. ( Haut. ) Vous ? et comment ?

BELCOUB.

Je me suis rendu indigne d'elle , je yous l'ai déjà dit;

mais si je ne puis plus prétendre à son amonr , je yeux au moins regagner son estime et obtenir .mon pardon.

LOUISA

Âh ! monsieur Belcour , croyez que je vous ai déjà pardonné.

BELCOUR

Je ne le croirai , je n'en serai certain , qu'après que vous aarez consenti à la proposition que je viens yous faire. Ne craignez rien ; je me fais justice : il ne s'agit plus pour moi du bonheur. . . j'en ai perdu l'espérance.

STOCKWELLfkptrt.

Où veut-il en venir ? '

BELCOUR

Mais aimable et toute charmante comme vous êtes , il n'est pas possible que plus d'un jeune homme n'ait été vivement frappé de vos perfections; dans le nombre, il en est un peut-être qui aura mérité d'être distingué par vous...

LOUISA

Que dites-vous ?. . . Je vous assure que jusqu'à ce jour ^ personne...

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