ACTE V, SCÈNE XIL ï8r
STOCKWELL.
la yéritë. . . Mon cher Belcour, embrassez votre pSre.
BELGOUR.
Ciel ! se peut-il ?. . . Quels mouvemens f éprouve !.. »
STOCKWELL.
Commandez à votre émotion. .*. Je ne puis moi-même retenir mes larmes... Mon fils!...
BELCpURy tombant 3l ses genoux.
Mon père!... Ah! que je reçoive votre bénédiction ; et que je meure à vos pieds.
STOCKW^ELL.
Mon cher fils!... Embrassez votre père.
BELCOUR
Mon pèrei... Ah! que ce nom est doux k prononcer!... Moi , votre fils ?. . . Comment se peut-il P. . .
Belcour, qui vous a élevé et qui vous a donné son nom et sa fortune , était votre aïeul ; j^ai épousé sa fille : vous êtes Tunique fruit de cette union.
BELCOUR
M. Belcour ne me l'a jamais dit.
STOCKWELL.
Il rignorait lui-même. Je vous montrerai des preuves écrites de ce que je vous dis, des lettres de votre mère , notre acte de mariage...
BELCOUR
C'est trop , mon bonheur m^accable ; j'ai honte de penser combien j'en suis peu dignç.
i82 LE JEUNE CRÉOLE.
STOCKWELL.
Pour y mettre le comble , voici l'épouse que je yous donne. Miss Louisa vient de m'appeler son père; elle consent à devenir ma fille.
BELCOUR
Est-il vrai ? N'est-cç point une illusion ?
STOCKWELL.
Je lui avais confié mon secret; elle m^avait promis de ne le révéler qu'au cas où elle consentirait à vous donner sa main.
Le secret m'a échappé , et je ne puis m'en repentir.
STOCKWELL.
Ni vous dispenser de remplir la condition.
LOUISA
C'est à mon père à prononcer.
LE CAPITAINE
Ma chère Louisa , monsieur Belcour a été mon bien^ faiteur ; il a voulu être le tien : juge s'il me sera doux de le nommer mon fils.
LOUISA
Je n'ai donc plus d'objections ; et je puis suivre le penchant de mon cœur.
BELCOUR 9 prenant M m»ia.
Mon père ! ... Ma chère Louisa !. . . Mes amis !. . . j'en mourrai de joie!...
STOCKWELL.
Mes amis , je vous présente à tous mon fils , mon cher