III
STOCKWELL.
Au contraire. . • • ; ^e vous attendais, et je suis tout entier au plaisir que me cause votre arrivée.
BELCOUR
Et celui que me\fait cette entrevue me dédommage de tous les périls que j'ai courus pour arriver jusqu'à vous.
STOCKWELL.
Vous m'effrayez! quels périls? Je n'aurais pas
pensé que dans cette saison votre traversée dût être dangereuse et pénible.
BELCOUR
Aussi ne l'a-t-^Ue pas été ; c'est depuis que je suis descendu à terre que j'ai eu à combattre le plus de difficultés ; c'est dans mon voyage du port jusqu'ici que j'ai éprouvé le plus de, traversés.
STOCKWELL.
Comment cela?. . . le tems ne vous a pas contrarié ! . . . Il fait un beau jour d'été !
Vous appelei cela un beau jour d'été? le mois de juillet de ce pays-ci ne vaut pas le mois de janvier de mon pays. . . Je mourrais de froid, si je ne m'étais échauffé à courir... Mais , d'un autre côté, j'ai rencontré tant d'obstacles!...
STOCKWELL.
Expliquez-vous ; quels obstacles ?
BELCOUR
Innombrables. Quel fracas dans votre ville !••• quels