SCÈNE VI
M- FULMER, FULMER.
FULMER, reatrant aTant qm sa femiM aît ackevé U monologae prêchent.
Eh bien ! voyons !. . . que veux-tu que j'y fasse ?. . . Ma chère amie , devriez-vous m'importuner de ces détails de ménage P. . . Que diable ! arrange-toi. .. tu as de Tes-^ prit : à quoi te sert-il ?. . .
M«« FULMER.
De Tesprit !... Eh ! c'est de l'argent qu'il me Ciu* drait ; je n'ai pas dix schellings à la maison. '
FULMER.
Est -il possible!... O Fortune ! déesse quinteuse! je te guetterai si bien, que je te saisirai enfin dans un moment de bonne humeur.
M»« FULMER.
Dépêche -toi donc ; car il n'y a pas un instant à perdre.
FULMER.
Eh ! ma pauvre enfant , que veux-tu ?. . . Il y a deux manières de gagner sa vie , l'une qui est honnête , et l'autre qui ne l'est pas : j'ai essayé de toutes les deux ,
et n'en snis pas plus avancé... Mais laisse -moi faire ; mon génie n'est point épuisé...
M™ FULMEEl.
Ma foi, ton génie me réduit assez souvent à un ordinaire assez frugal. . .
FULMEIU
Oui, j'en conviens; il y a comme cela des tems d'adversité dans la vie ; cela ne durera pas ; cela ne peut pas durer : tôt ou tard le mérite perce...
M™* FULMER.
Oh ! le mérite est peu de chose dans ce pays -ci; il faut de l'intrigué et des protections.
FULMER.
ff
Eh bien ! je ne suis pas un sot;* j'intriguerai; tu es jeune et jolie ; tu te feras des protecteurs ; il ne faut pas se désespérer.
M™« FULMER.
Eh ! sur quoi pourrais-je fonder quelques espérances ?
FULMER.
Oh ! que diable !... Vous m'attristez aujourd'hui, madame Fulmer... Au lieu de me noircir l'imagination par de lugubres complaintes , rappelle-moi plutôt l'heureux tems que nous' avons passé ensemble. . . Il y a troi ans, je revenais d'Espagne avec un jeune baronnet dont j'étais le secrétaire...