‹ ŒuvresChapitre 32 sur 240 · SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL

LE CAPITAINE, FULMER.

FULMER,

Capitaine , yotre humble serviteur.

lE CAPITAINE.

Je vous salue , monsieur Fulmer«

FULMER.

Monsieur le capitaine est-il satisfait de la maison?

LE GAFITAIKE.

Oui , mon cher hôte ; très-satisfait.

FULMEH.

Nos appartemens ne sont pas aussi grands , aussi beaux que nous le voudrions ; mais on est chez d'honnêtes gens.

LE CAPITAIÏ9E.

Je le crois.

FUtMER.

Monsieur le capitaine se propose-t-il de rester long-* tems dans ce pays-ci ?

LE CAPITAIÎ^E.

Ma foi, mon cher, cela dépendra du succès d'une afiiadre que f ai bien de la peine à arranger. Je sollicite ici un échange de ma demi-paie contre une compagnie en pied qui est près de s'embarquer pour Sénégambie , sur la côte d'Afrique ; c'est une mince faveur ; croiriez-* yous qu'on me fait éprouver mille difficultés ?

FULMER.

Eh ! oui ; yoilà comme cela va ; des întrigans se glissent partout , enlèvent tout ; et des hommes de mérite comme vous et moi sont mis à Técart ; aussi î. . .

LE GAPITAIÎ^E.

Dans le cas où j^ob tiendrais cet échange , j ^aurais besoin d^un peu d^argent pour m'équiper et pour faire le voyage ; j'offre alors d'engager ma paie , et je ne trouve pas un sou ! Toutes les bourses me sont fermées.

Quand je vous ouvrirais la mienne , vous n'y trouveriez pas grand'chose , en vérité.

]^me FULMER, appelant en dedans.

Monsieur Fui mer ! . . .

FULMER.

C'est ma femme qui m'appelle!... (Apart. > Je ne sais trop si je dois y aller !... La lettre de change me fait peur ! . . .

Mme FULMER, appelant plus fort

Monsieur Fulmer ! . . .

FULMER.

Allons; j'y vais. (Apan.) Il faut (aire tête à l'orage comme nous pourrons... (au capitaine.) Il y a là haut une jeune personne qui est venue voir miss Louisa.

LE capitaine.

Une jeune personne , dites-vous ? C'est miss Charlotte Rusport?

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