SCÈNE XI
BELCOUR, M" FULMER,
M«« FULMER.
Monsieur , votre servante.
BELCOUR
Bonjour , Madame.
Mme FULMER.
Monsieur , qu'y a - 1- il pour votre service ? Voulez-^ vous parler à M. Fulmer ?
BELCOUR
M. Fulmer?... Je n'ai pas Thonneur de le connaître.
M»« FULMER.
Venez-vous pour louer quelque livre ? Voulez- vous, lire un nouveau roman ?
, BELCOUR
Non ; mais je crois que je yais en commencer un^
6o LE JEUNE CRÉOLE.
M™» FULMER.
Vous , Monsieur? vous n^étes pas un auteur , ce me semble ? A votre bonne mine , soit dit sans flatterie , je ne vous soupçonne pas de faire un si méchant métier... C'est peut-être le capitaine que vous venez voir ?. . .
BELCOUR
Ou la femme du capitaine, (a part.) Se pourrait -il qu'elle fût sa femme ?. . . Elle est si jeune !. . .
Le capitaine n'est pas marié, Monsieur.
BELCOUR
Âh ! tant mieux. Mais , dites-moi , n'y a-t-il pas une dame dans la maison ? une dame qui vient de rentrer dans l'instant ? C'est elle à qui j'aurais grande envie de parler.
M™« FULMER.
Qui est--elle , cette dame ? Quel est son nom ?
BELCOUR
Je n'en sais rien.
M"« FULMER.
Pourriez-vous me la dépeindre ?
BELCOUR
Oh ! c'est ce qui n'est pas facile. Rassemblez tous les ch.irmes imaginables , toutes les grâces , une taille élégante, une figure... céleste.
Mme FULMER.
Pour le coup , Monsieur , je crois que vous la flattez.