ACTE II, SCÈNE XL 6i
B^LGOUR.
Aa contraire ; et je n^exprime pas la moitié de ce qu'elle me lait sentir. . .
M«« FULMER.
Cela e3t trop obligeant , en yéritë ; car c'est de moi qae yous parlez...
BELCOUn.
De vous ?
M»« FULMER.
Je suis la seule femme que vous ayez aperçue dans la maison ; j'étais dans le magasin quand vous venez d'y passer en courant.
BELCOUR
Tous!... vous êtes fort bien, assurément; mais ce n'est pas vous , ma parole d'honneur.
M"'* FULMER, àparu
Voilà un singulier original !
BELCOUR
C'est une jeune dame que j'ai suivie , à qui j'ai parlé dans la rue ; mais qui , tout-à-coup , d'une marche légère , pleine de grâce , m'a échappé , comme un sylphe, et est entrée , je crois , dans cette maison... Mais j'ai pu me tromper ; ainsi je vous fais bien des excuses , et je vais poursuivre ailleurs mes recherches... Adieu, Madame.
(11 ▼» pour forlir. ) M»« FULMER.
Eh ! mais ... Ne serait - ce pas miss Louisa ?• . . Oui ;
il me semble qu'elle est rentrée il n'y a qu'un moment. . . C'est elle-même.
BELCOUR , revenant.
Miss Louisa , dites-vous ?
M™« FULMER.
Ecoutez donc , Monsieur : aux renseignemens que vous me donnez, je crois savoir de qui vous voulez parler. Cette jeune dame demeure en effet dans cette maison ; elle tient de moi un appartement.
BELCOUR
Est-il vrai ?... Ah ! faites que je lui parle seulement , et comptez sur ma reconnaissance.
M«?« FULMER.
Sur votre reconnaissance?.... (Apan.) Eh! mais, la rencontré pourrait devenir heureuse pour nous.
BELCOUR
Qu'est-ce que vous dites ?
M»» FULMER.
Je dis qu'il faudrait d'abord savoir quels sont vos projets.
BELCOUR
Mes projets sont ceux d'un homme vivement ëpris , d'un homme qui mettrait tout son bonheur à être aimé d'une si belle personne.
M«« FULMER.
Ce sont de grands mots. Mais je voudrais d'autres