‹ ŒuvresChapitre 73 sur 240 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

BELCOUR, STOCKWELL.

BELGOUR, avec ëtoBnement.

Monsieur Stockwell !... Comment ? c'est vous , mon ami ?. . . Par quel hasard ?

STOCKWELL.

Vous ne m'attendiez pas ?

BELGOUR.

Non, en vérité.

STOCKWELL.

Après que vous m'avez eu quitté tantôt , j'ai éprouvé la plus grande inquiétude... Je songeais , pardonnez-

io4 LE JEUNE CREOLE-

moi ma franchise , je songeais à Textrayagance que vous alliez faire, au péril que vous alliez courir... Je vous aime , mon cher Belcour.

BËLCOUa.

Oh ! \e n'en doute pas ; et je puis vous le dire aussi du fond du cœur : je vous aime , mon cher Stockwell.

STOCKWELL.

Je vous ai fait suivre à votre insu par Stukely ; il est revenu m'apprendre que vous n'aviez pas commencé par aller chez miss Rusport , comme vous me Taviez promis.

BELCOUR

Eh ! non; que voulez-vous ?... J'étais pourtant sorti dans cette intention; mais à peine ai-je été dehors , que je me suis senti entraîné par une impulsion irrésistible. . .

STOCKWELL.

Qui vous a conduit dans cette maison. Je Tai su , et je me suis décidé à venir vous y trouver.

BELCOUR

Je ne peux pas vous dire que je sois fort content de vous y voir. Mais , enfin. . . ^

STOCKWE|.L.

C'est ici que demeure Taimable personne ?

BELCOUR

Oui , c'est ici ; je ne l'ai pas encore vue ; je l'attends ; une femme dont je vous ai déjà parlé , qui parait honnête , et dont je n'ai nulle raison de me défier.. .

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