‹ ŒuvresChapitre 77 sur 240 · ACTE III, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VII

sévàre ! . . . ( a Lo>iu. ) Oh ! çà , maintenant , permettez-moi de Yons exprimer , si je puis, tout ce que je sens pour vous; vous m'avez charmé à la première vue ; je brûlais d'avoir avec vous un entretien , pour vous dire que depuis que je vous ai rencontrée je ne suis plus à moi , je ne veux plus vivre que pour vous.

LOUISA

Vous m'étonnez , Monsieur ; êtes - vous dans votre bon sens ? Vous faites-vous un jeu de ma position et de mes malheurs ? Croyez-vous tirer avantage de votre générosité P... ou êtes-vous dans l'usage de débiter de ces folies à toutes les femmes que vous rencontrez?...

BELCOUA.

Non , sur ma vie. Comme vous êtes la plus belle personne que j'aie jamais vue , vous êtes aussi la première à qui j'aie fait une pareille déclaration... Vous parlez de vos malheurs ! . . . Devriez-vous en éprouver ?. . . Ah ! . permettez-moi de chercher les moyens de les adoucir. . . Mettez-moi à l'épreuve; disposez de moi , de ma fortune...

Wen dites pas plus , Monsieur ; de pareilles offres sont presque une offense ; ce n'est pas là ce qui me fera croire à la sincérité d'une déclaration faite si brusquement. Je vous ai fait mes remercimens ; je n'ai plus rien à vous dire ni à entendre de vous. . . Adieu.

( Elle sort précipitamment. )

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