‹ ŒuvresChapitre 81 sur 240 · ACTE m, SCENE VUl. ii · texte numérisé non relu

ACTE m, SCENE VUl. ii

M«« FULMER.

De quel prétexte ?... Il n'en faut pas ; une femme est toujours bien aise de yoir de beaux diamans ; je lui montrerai ceux-ci comme pour les lui faire admirer ; je lui dirai , ce qui est vrai , qu'on me les a laissés de confiance ; et puis tout doucement , quand cette vue aura fait sur elle une certaine impression , j'amènerai les choses de loin, ayec adresse , a^cc délicatesse. . . Laissezmoi faire.

BELCOUR

C^est cela ; tu t'y entends à merveille.

M~* FULMER.

Vous VOUS moquez ; la nature du cadeau en rend l'offre plus facile ; un écrin de diamans de cette valeur !. . . dans la position où elle est !.. . cela ne se refuse pas ; et l'accepter une fois , vous sentez que c'est s'engager à la reconnaissance.

BELGOUR.

Tu es cbarmante. Allons , je vais sur-le-champ me procurer d'autres diamans pour miss Rusport; elle n'y perdra pas. . . au contraire. . . Je crois pourtant que je fais làuneétourderie...

M"* FÙLMER.

Bon !. . . quand c'en serait une , la femme la plus sage n'est point fâchée qu'on fasse pour elle une étourderie : elle en est plus certaine d'être aimée.

BELCOUR

Je n'ai pas un instant à perdre ; je remets mon sort entre tes mains , ma chère Fulmer !...

ii€ LE JEUNE CRÉOLE.

M"»» FULMEB.

Fiez-YOUS-en à moi. Vous m^avez intéressée : je n^ai jamais su désespérer les jeunes gens bien amoureux. Je suis d'une bonté!...

BELCOUR

Je reviendrai dans une heure.

M"» FULMER.

Dans une heure! le termk est court... M'importe, il me suffira. Reyenez.

BELCOUR

Que je t'aurai d'obligation !. . . Je m'en acquitterai. . . tu peux y compter. ( n l'embruse. ) Adieu , ma chère amie.

( U «ort. ) M»* FULMER.

Adieu 9 adieu. Vous êtes un aimable jeune homme , et. . . ( Quand U c»t ptrti. ) uue bien bonne dupe*

SGÈNE IX.

M" FULMER seule.

Fttlmer !... Eh! Fulmer !... arrive donc !... Hé! vite!

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