ACTE III, SCÈNE XIII. i
d'Afrique... je ne sais où... Eh bien! lui dis-je , tous qui êtes riche , vous lui ayez envoyé bi«n vite ce dont il avait besoin.'^... Au contraire , me répond-elle, je Tai refusé net, et il n'aura pas un sou de moi. A cette parole , je rae suis levé , J'ai pris mon chapeau , et je lui ai fait une profonde révérence. Comme je sortais : « Où allez-vous , Major? mVt-elle demandé. — Hors de votre maison , bien vite , lui aî-je répondu , avant que le Ciel vous punisse , et que le toit m'écrase en vous tombant sur la tête. »
CHARLOTTE
Vous lui avez dit cela , Majiv ?
o'flaherty.
Cela même , très-positivement ; et j'ai ajouté : « Oui , soyez sûre que le Ciel vous punira de votre dureté envers un vieux soldat ; encore dit-on qu'il est votre parent , et très-proche K . . »
CHARLOTTE
n est son beau-frère , seulement.
o'flaherty.
Son beau-frère !. . . Voyez !. . . cela est odieux. « Allez , ai-je dit en sortant , gardez vos richesses ; je ne veux point les partager avec vous, elles me porteraient malheur ; le plus horrible de tous les êtres , c'est une créature humaine sans pitié pour ses semblables. Adieu, Milady. » Et je ne veux pas la revoir; et je ne la re-^ verrai pas*
CHARLOTTE
Ah I Major!... yous êtes réellement un excellent
homme !...
o'flaherty.
Miss Charlotte n'a rien à m'ordonner?...
Je yous suis obligée. Je suis yenue ici pour yoir le maître de la maison; je Tattends ; et je ne yondrais pas abuser de yotre complaisance.
o'flaherty.
C'est moi-mime qui craindrais de yous importuner. Miss Charlotte , je yOus présente mon tres-humble respect.
(II Mine «t tort. )