‹ ŒuvresChapitre 84 sur 240 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

Miss CHARLOTTE, le major OTLAHERTY.

o'flaherty.

Ma première raison, c'est de vous présenter mes très-humbles hommages , et de vous offrir mes petits services , s'ils peuvent vous être utiles.

CHARLOTTE

Je vous suis fort obligée , major. Et la seconde ?

o'flaherty.

La seconde , c'est que j'ai à vous apprendre une nouvelle. Je suis brouillé avec milady Rusport , avec votre belle-mère.

CHARLOTTE

Et peut-être vous désirez que je me mêle du raccom-: modement ? Je suis toute prête.

o'flaherty.

Du raccommodement?... point du tout. Je ne veux point qu'il y ait de raccommodement.

charlotte.

Cela est donc bien sérieux?... A quelle occasion ?•••

o'flaherty.

Je vais vous le dire ; moi , je ne cache rien. Je m'étais mis sur le pied , vous savez , de rendre à milady des soins , des assiduités ; j'avais des projets , ils étaient légitimes ; et je puis jdire qu'en épousant le major Denis O'Flaherty, elle n'aurait pas rencontré un mal -honnête homme.

CHARLOTTE

Je puis rendre justice à votre galanterie; j'en ai été souvent témoin.

o'flaherty.

Eh bien! tantôt elle me charge de porter une lettre de sa part au capitaine Dudiey, un brave et digne homme; elle me fait promettre que j'exigerai de lui qu'il fasse ce qu'elle lui mande par sa lettre; je ne savais pas seulement de quoi il s'agissait ; n'importe , je le promets; j'apprends ensuite du capitaine lui-même que milady veut et ordonne qu'il s'éloigne de Londres à l'instant avec sa famille.

CHARLOTTE

Avec sa famille ?

o'flaherty.

Oui , Miss ; mais ce n'est rien encore que cela ; mon vieux camarade , le capitaine , y consent ; je retourne rendre compte à milady du succès de ma négociation ; et voilà qu'en causant elle m'apprend que le pauvre capitaine lui a fait demander quelque secours d'argent , pour pouvoir se mettre d'une expédition sur la côte

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