SCÈNE XV
Miss CHARLOTTE, BELCOUR.
BELCOUR
Madame , j'ai Thonneur. . .
CHARLOTTE
C'est monsieur Belcour ?...
BELCQUR.
Moi-même.
CHARLOTTE
Votre ami , monsieur Stockwell { m'avait annoncé yotre visite ; mais je puis la recevoir ici. . •
BELCOUR
La rencontre est heureuse pour moi... ( a part.) Une fort jolie personne ! . . .
CHARLOTTE
Vous êtes nouvellement arrivé dans ce pays- ci ^ Monsieur ; puis -je vous demander si Londres est de votre goût?...
, BELCOUR
J'en suis dans l'enthousiasme ; il me semble que c'est le séjour de la richesse , des plaisirs , et en même tems de l'Industrie, de l'activité...
CHARLOTTE
Oui ; tous les matins on se tourmente pour gagner de l'argent , et tous les soirs on s'amuse à le dépenser. Et n'avez-yous pas fait quelque remarque particulière ?
BELCOUR
Pardonnez-moi , Madame ; j'ai remarque d'abord que les femmesy sont charmantes , et ensuite que les hommes sont très-prompts à s^en laisser charmer.
Vous avez déjà vu cela? Vous êtes un habile observateur!...
BELCOUR
Et les mêmes observations se présentent encore à moi dans ce moment ; la prejmière , d'après ce que je vois; la seconde , d'après ce que j'éprouve.
CHARLOTTE
Ah! de la galanterie I... Laissons cela , je vous prie ; point de complîmens... N'avons-nous pas une affaire à traiter ensemble?... Il me semble que M. Stockwell m'a fait dire que vous me remettriez un écrin que je lui avais envoyé , et qu'il a eu la noblesse de ne pas vouloir garder?...
BELCOUR, àpart.
Aïe ! aïe !. . . . Voilà un mauvais moment à passer
Comment en sortirai-je ?. . .
CHARLOTTE
Que dites-vous ?
B E L C O U R , emUrrasté.
Il est vrai , Madame... J'ai reçu cette commission de M. Stockwell... Voici un écrin dans ma poche... prenez-le... serrez-le... (iiitti donne un ^erin.) il n'y manque rien... ne vous donnez pas la peine de l'examiner.