‹ ŒuvresChapitre 88 sur 240 · ACTE III, SCÈNE XV · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE XV

char||>tte.

Comment F. . • Voilà une singulière manière de traiter cette affaire!... Vous voulez que je n^examine pas?... (Elle mm vktin,) Ce ue sont pas là mes diamans , Monsieur l*...

Non , Madame.

CHARLOTTE

Ceux-ci sont beaucoup plus beaux, et d'une valeur plus considérable f

BELCOUR

Oui , Madame.

CHARLOTTE

Qu'est-ce que cela signifie ?

BELCOUR

Ne trouvez'-vous pas que ceux-ci sont moins anciens , plus à la mode que les vôtres ?

CHARLOTTE

Je 1^ crois , en effet... Je vous suis vraiment trèsobligée d'avoir fait pour moi ce troc de mes diamans... Mais, encore nne fois , qu'est-ce que cela veut dire ? Je ne présume pas que vous ayez l'intention de me faire un présent; à quel titre , et comment pourrais-je le recevoir?

BELCOUR

Tenez , Madame , ayez quelque pitié de moi. Je vois trop tard que j'ai fait une extravagance ; mais je suis incapable d'inventer un mensonge, y allât-il de ma vi^«

II est très-vrai que ce ne sont pas là vos diamans ; j^ai donné les vôtres ; j^en ai disposé comme sMIs m'eussent appartenu, en me promettant de les remplacer par d'autres qui vous plairaient davantage. De grâce , pardonnez-le-moi; acceptez ceux-ci , non pas en présent , mais en échange; si vous ajoutiez vos reproches à ceux que je me fais déjà , ma punition serait trop sévère.

CHARLOTTE

Votre sincérité me désarme , monsieur Belcour ; je garde pour Tinstant cet écrin , non pas en échange , mais en dépôt, et parce que je vois que c'est le seul moyen de vous réconcilier avec vous-même ; mais songez très*sérieusement que je ne puis rien accepter au-delà de ce que valaient mes diamans. Ne pourriez- vous les ravoir ?. . . vous les avez donnés ?

BELCOUR

£h ! oui ; pressé par le moment , ayant fait usage de tout l'argent que j'avais sur moi , et ne me trouvant plus que cet écrin dans la poche. . .

CHARLOTTE

Ah ! j'entends ; vous en avez disposé pour faire une bonne action ; le motif peut vous servir d'excuse. . .

BELCOUR

Une bonne action ?... Je crains bien que mon intention ne fût pas aussi louable , aussi pure que vous avez la bonté de le supposer.

CHARLOTTE

Comment donc ?. . . Expliquez-vous.

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