Derant de est biffé que
90. Voyez p. i47f note 3 de la Uttre précédente. ai. Voyez V. Cousin, Madame de SabU^ p. io6«io8 ; et ci-dessus, p. i3a, Uttre 54 et note 3.
• 11 7 a k la aoite de U Uble de rezempUire de réditioB Biaisa et Pidlsid (i8i3), de la Bibliethèqoe natàonale, oa finnUet, bob pagiaé, d*iiiM est» Ibh praanoB que ealui de la Usarre, bmIs deaaaat de restrait da la kttrs ■Mat le inéaM taxte.
LBTTRU. iSi
Ce Tettdradi^* au totr. ^^^
« Qui vit sans folie ii*cst pas si sage qu*il croit". «
Suicrlption : Ponr Madame la marquise de Sablé.
6o, — A M. ESPniT.
Voos aUe« voir que vous vous fussiex bien passé de me demander des nouvelles de ma femme ; car sans cela je manquois * do prétextes de vous accabler encore de sentences. Je vous dirai donc que ma femme a tott«jours la fièvre, et que je crains qu'elle ne se tourne en quarte. Le reste des malades se porte mieux; mais, pour retourner i nos montons, il ne seroit pas juste que vous fussiez paix et oisc i Paris avec Platon', pendant que je suis ù la merci des sentences que vous avez suscitées pour troubler mon repos '• Voici ce que vous aurez par le courrier :
« Il faut avouer que la vertu, par qui nous nous van-
aa. La Roohefouosuld avait oommenoë k écrïtt Mme<ii\ il « corrigé M en mj».
•3. MMimê S09 (tome I, p. si3 et note 1).
Lvmw 66. ^ Porté ftuUUt dé Voilant^ tome II, fol. i »4 et laS, tu* tographe; au doi, la mention : « M. de la Roohefouoault; » cachets eooiervtft. Pnblitfe dans les éditions de 181S, p. lao, de i8a5, p. 448, de 1869, p. 3o5, et dans Madame de Smblé^ p. &04.
!• I)ana l 'édition de 1869, je mM^uiroU*^ et, cinq lignes plus bas, P0US fusêlêê §n pmia,
s, Bsprit était peut-être occupé k traduire quelque ouvrage du philosophe grec.
3. Cette fln de ])hrttse semble bien justiHer rafiprëoiation suivante de V. Cousin {Bfadamê de Sahli^ p. 119) : « On a dit et on rëpAtt sans cesse que le livre d'Ksprit {la Fautsêié des vtrlus hummtîêi t vojea ci-dessus, p. isS, note a) est une paraphrase de celui do la Aocliefoucauld. Il y a 1à du vrai et du faux. Ouï, Tacadémicien semble souvent reproduire et commenter le grand
i5d LETTRES.
tons de faire tout ce que nous faisons de bien, n^auroit pas toujours la force de nous retenir dans les règles de notre devoir, si la paresse, la timidité ou la honte ne nous faisoient voir les inconvénients qu'il y a d*en sortir^.
« L'amour de la justice n'est que la crainte de souffrir l'injustice*.
« Il n'y a pas moins d'éloquence dans le ton de la voix que dans le choix des paroles *.
« On ne donne des louanges que pour en profiter ''.
« La souveraine habileté consiste à bien connottre le ^pnx de chaque chose*.
« Si on étoit assez habile, on ne feroit jamais de finesses ni de trahisons *•
a II n'y a que Dieu qui sache si un procédé net, sin-
leigaeitr; niaif il ne Timite pa« : ils tirent leur frappante reMemblance du fondi commun iur lequel il» trayaillent tous les deux. Si même entre eux il j a un difciple et un maître, le diiciple serait la Rochefoucauld. Celui-ci ne parle jamais d'Esprit dans ses lettres qn^arec une déférence marquée; il loue ses maximes, qui déjk circulaient; il le consulte sur les siennes, il lui adresse des sujets et des ébauches de maximes pour quUl j mette la dernière main. Esprit le lui rendait bieui il prenait parti pour lai chez Mna de Sablé et ailleurs, et son ouvrage est un déreloppement de .leurs communs principes, encore exagérés par le jansénisme. » — « Le lirre d'£sprit< dit Sainte-Beuve (Port'Jhyalf tome V, p. 69, note 9), était prêt pour Timpression dès 1673 ; il y eut des retards. » 11 ne parut, nous Tarons dit, qu^en 1G77 et 1678.