Lm II eunracDtntre r
la dernière letue que je vont ai écrite, je voua prie de mettre sur le ton de sentences ce que je vous ai mandé de ce mouchoir et des tricotets^'; sinon, renvoyez-lamoi pour voir ce que j'en pourrai faire; mais faites-le** vous-même, je vous en conjure, si vous le pouvez. Je vous prie de savoir, de Mme de Sablé, si c'est un des effets de l'amitié tendre, de ne faire jamais réponse aux gens qu'elle aime, et qui écrivent dix fois de suite.
Je *^ me dédis de tout ce que je vous mande contre Mme de Sablé ; car je viens de recevoir ce que je lui avois demandé, avec la lettre la plus tendre et la meilleure du monde. Depuis vous avoir écrit tantôt, la fièvre a pris à ma femme, et elle l'a double quarte. Je souhaite que Madame votre femme et vous soyez en meilleure santé.
Le 9 de septembre.
Suêcription : Pour Monsieur Esprit.
peitica*, la gloie d'Orléans râlait moins que le texte, et gloêsû aureUanensiê était synonyme de fausse interprétation.... » Cette exfnressioB : Cêêt de ia glose tfOrUmu^ se lit aussi dans un dialogne satirique de 16 19 : Le plaisant galimatias sPun Gascon et sPtin Pro» penfol^ inséré par M. Edouard Fonmier an tome II (p. 394) de ses Fariétés historiques et littéraires,
19. Nous n*aTons pas cette dernière lettre à Esprit, mais To/es p. 147, la lettre 64, k Mme de Sablé, et, au tome I, les maanmes %i et 5o4 (p. 38, et p. 914 et note 6*). — De ces tricotett. (1869.) 90. Ztf a été ajouté après coup; / surcharge p[ous\, 11. Ce dernier alinéa est en post-scriptum, après un parafe.
* Pierre de BeUeperebe, joriicoBSiilte aieez célèbre, qoî éeviat èféqne il*Aanrre en 1307. Le puiage dont il e«t qoettion ee trooTe an \vna IV des Institates, titre tz de Aetionibus. Vojes le Livre des Proverbes franfoie de le Ken de Linejr (a^ édition^ tome I, iSSg, p. $75).
^ Dans eette aele da tome I on a daté h lettre ée 1660; eea lettres sw lee Masrimee ma y mit Tetra qa*appff08tautt?emeat t vojea p. 145* la aolapfè* lÎMMira de la lettre 69.
LETTRES. iSS
Jg VOUS envoie un billet que Mme de Poiaiensi * m'écrit* où vous verrez que j*ai obéi à vos ordres, et qu'elle voudroit bien avoir de la poudre de vipère*. Si vous avex la bonté de lui en envoyer, vous Tobligeres exirémement. Souvenezrvous, 8*il vous platt, de fiure copier vos maximes, et de me les donner i mon retour. Je vous baise très-humblement les mains , et je prends encore une fois congé de vous.
67. — Parié fêttiiUi Je ^aUani, tome II, fol. a36, auu»* gnpbe; an dot, la mention : « M. de la Rochefonoanlt à Mom de SaÛë. • Publiée daas let éditions de 1818, p. a33, de i8sS,p. 473, de 1869, p. 343, et dana Mëdûmê de SMé^ p. 5i8.
I. Qiarlotte d*Efttampet de Valençaj, mariée, en janTÎer 161 5, à Pierre Brdlart, marqntt de Sîllery et vicomte de Pnitiettx, qui avait été seerétaire d*Éut tooi Henri IV et loos Lonia XIIL Ceel la mère dn matqnia de Sillery, beau-firère de la Rochefoueanld. Veuve en 1640, elle monmt en 1677, âgée de quatre-vingti ans. TaUemant det Réanx, Mme de Sérigné et Bnasy Rabntin t'aoeordent k nona la repréienter comme une femme epiritnelle, mais d*nne bn* menr quelque peu inégaie et bixarre. Noue lavone par Mademoiaalle de Mootpenaier (JféaMÎrM, tome IV, p. 104 et io5) que BIme de Puifieux la pouiea rivement k épouter le comte de Saint-Pél, •eeond fila de Mme de Longueville. On tronrera deux lettrée d'elle a Mme de Sablé, dans le livre de M. Éd. de Bartbélemj : Uê jimis iê im wuur^msê de SMé (i865, in-8«, p. a6$ et a66).
a. Substance pharmaceutique fort k la mode k cette époque. Nous disons dans la itoiicê Ûagraphique^ p. Lxvm et note 3, que MflM de Sablé tenait en quelque sorte école, non-seulement de eut* •ine» mais encore de drogueries fines et de recettes merveilleuses. Le loase IV des Porté fêêtUUs du doetêur ^aUmmi contient bon nombre de « thèses 1 curieuses en ce genre; il 7 en a pour la pleurésie, pour les gouttes, pour les vers, les loupes, les é<»ouelles, etc., sans eosspler les compositions de tisanes, les discours techniques, « sur le hoquet, 1 par exemple, ou « du délire en général. » Les triples fonctions de médecin, d'intendant et de secrétaire, que Vallant remplissait auprès de la marquise, se trouvent ainsi, dians les ma- ■userics dont nous avons parlé, confondues et enchevêtrées de la BMnière la plus étrange.
iS« LETTRES.
Jb vous envoie' ce que j'ai pris chez vous en partie. Je vous supplie très«>humblement de me mander si je ne Tai point gâté , et si vous trouvez le reste à votre gré*. Souvenez-vous, s'il vous platt, de la poudre de vipère et de la manière d'en user*.
«De plusieurs actions diverses que la fortune arrange comme il lui plaît, il s'en fait plusieurs vertus^.
« Le désir de vivre ou de mourir sont des goûts de l'amour-propre, dont il ne faut non plus disputer que des goûts de la langue ou du choix des couleurs*.
« Il n'est pas si dangereux de faire du mal à la plupart des hommes que de leur faire trop de bien '•
Lbitab 6S. -^ pQrtêfeuiilêS de Fallant^ tome II, fol. aSS-sSS, autographe; caoheu ooniervëi; au dot du premier feuillet est cette meulioii : « Sur les Maximes i M. de lo Rocherou[oauld] ; » elle se trouve répétée au verso du folio 956. Sur le folio aSS se lit cette note do Vallant : « M. de la Rochefoucauld écrit un billet, qui est ici, à Mme de Sablé, en la suppliant de lui en dire son sentiment. » Cette lettre a éié publiée dans les éditions de iSiS, p. 934, do iSaSi p. 474, de 1869, p. 346, et dans Madame de SMéf^, 519.
I. Après Je vous ênme^ il y a, dans l'original, deux mots biffés : Madame de.
%, On sait quel était, dans le cénacle de Mme de Sablé, le jeu littéraire des Maximes, Le plus souvent on donnait un sujet de sentence, une sorte de canevas, sur lequel on s'ingéniait k broder d*a« bord en commun, de manière que la Rochefoucauld emportait la maxime plus ou moins finie, et renvoyait ensuite k la marquise, avec la marque de son tour d'esprit, ce qu'il avait, comme il le dit, a pris » chez elle. Voyez la Notice biographique^ p. lxxx et lxxii.