‹ ŒuvresChapitre 160 sur 205 · I. la est en interligne · texte numérisé non relu

I. la est en interligne

9. Voyex ci-après, p. i33, U reUtion du président Vignier; et. au toflse II, p. 34, note s, tm billet de Mme de Chevreusean prince dcMareilUc, qui, de tout ce qui est dit ici, ne contient que la demande du carrosse.

3. Dans Tautographe, reîrw'f; plus loin, iO¥hfimni\ ratu/fv (sic).

%i% LETTRES.

- carrosse est revenu aujourd'hui, et [j']ai su qu'elle a pris un ' ^ chemin tout contraire à celui qu'elle avoit mande*. Ainsi j'ai soupçonne qu'elle eût quelque autre pensëe , et qu'il ëtoit à propos de vous en donner avis*, ce que je fais par ce porteur, que j'envoie exprès, de peur que mon paquet se perdit à la poste, et que vous vous fâchassiez, si je manquois à vous avertir de cela. Vous jugerez mieux que moi si la chose peut être de conséquence *. Qu'elle en soit ou n'en soit pas, je voudrois bien qu'elle se fût avisée d'aller par un autre pays que celui-ci, ou que Rufec n'eût point été dans le voisinage de Ver* teuil', car une plus fine que moi y eût été de même trompée. Encore que je n'aie su qu'après que le carrosse a été parti qu'elle l'avoit demande, et, quand elle me l'eût demande, je lui eusse de même envoyë, croyant, aussi bien que mon fils l'a cru, que c'étoit une civilité qui ne se pouvoit pas refuser et qui n'importoit è personne, sachant assez qu'elle a des affaires avec Monsieur son mari qui ne regardent que leurs seuls intrirèts', et peut-èlre n'est-ce que cela: je m'en remets au jugement de ceux qui ont meilleure vue.

De Vertoiil, oa x3 Mptembre* [1Ô37].

pour 9oudroU\ psis^ pour^0j#; regardé^ pour regardant \ nessêj pour

4. Voyez sur ritinéraire de Mme de Cherreuse, ci-«prèB, Ici annexée A et B 4 cette Uttre 3.

5. A la suite de donner avis {donne[r]^ biffé), il y a wertir^ lusii qui semble biffé aussi.

6. Elle fut en effet de conséquence. On a vu, par les Mémoires^ p. 35-39, que la participation du prince de Marcillac à la fuite de Mme de Chevreuse donna lieu à une enquête ofÛcielle, et amena même remprisonnement dudit prince : voyez ci-après, p. 94> ^^ note 16.

7. auffeo (Charente) n'est qu'à six kilomètres de Verteuil. — L'orthographe de Toriginal est ici Ferieuil, et plus bas, à la date, y0rtœU\ voyez ci-dessiu, p. 93o; et p. i5, note a,

8. Mme de Chevreuse était alors en procès avec son mari, pour être séparée de biens d*avec lui, procès qu'elle gagna : voyez Tottrrage cité de Cousin, p. x36.

9. Il y a bien, à la date, e3, et non, comme dans le texte de Cousin, 19.

hblation du présidbnt vignuii.

.... Auioubd'hui, hQitième jour du mois de novembre mil six cent trente-sept, en continuant notre information et procèsverbal, sommes arrives au bourg de Verteuil, à l'hôtellerie où pend pour enseigne le Dauphin : d'où nous nous serions transportas au chAteau dudit lieu, où nous aurions dit à M. le duc de la Rochefoucauld, pair de France, et à M. le prince de Marcillac, son fils, que nous avions reçu ordre de nous transporter en ce lieu, pour leur donner communication de la commission de laquelle il a plu à Sa Majesté de nous honorer, donnée à Saint-Germain-en-Laye, le vingt-sixième octobre de la présente année, laquelle nous leur aurions fait lire, afin qu'ils eussent à nous répondre sur le contenu en icelle.

Puis, ayant fait savoir audit sieur duc les choses que Sa Majesté nous auroit ordonné de lui dire de vive voix, il nous auroît fait réponse qu'il rédigeroit par écrit celles qui étoient venues à sa connoissance du contenu en notredite commission, puis les remettroit entre nos mains, pour être envoyées s\ Sa Majesté.

Et, pour le regard de M. le prince de Marcillac son fils, il se seroit offert de répondre et nous dire ingénuement tout ce qu'il sauroit de cette affaire. Sur quoi, serions venus ensemble en notredit logis, et, après avoir d'icelui pris le serment en tel cas requb et accoutumé, nous a dit que, la veille de la fUte de Notre-Dame de septembre dernier S le nommé Hilaire, valet de chambre de Mme la duchesse de Ghevreuse, lui auroit apporté une lettre de ladite dame, laquelle il nous a représentée et mise' entre les mains, par laquelle, entre autres choses, elle le prie de lui envoyer secrètement un carrosse et prompte-

LsRiiB 3, «JiitejM A. — Copié sur Toriginal, aux Arohiret des aCTairet étrangères, froitee, 1687, tome 86, fol. 16-18. -— Sur le président Vignier, du parlement de Metz, que le cardinal de Richelieu avait chargé de Tenquéte sur la fuite de Mme de Ghevreuse, Toyea au tome II, p. 36 et note s.

I. G'est-à-dire le 7 septembre, reille de la fête de la Nativité de la sainte Vierge.

a. Dans roriginal, rt^résttttéy et irm, sans aeoord.

a34 LETTRES.

ment, pour la mener à Xaintes pour des «fkires d'importance, ' ^ ' 7 lesquelles elle lui communiqueroit à son retour qu'elle viendroit voir Mme de la Rochefoucauld. Ensuite de quoi, il lui envoya un carrosse tire par quatre chevaux, conduit par un cocher nomme Pierre, et suivi d*un postillon nomme Villefagnan. Et, outre cela, ledit Hilaire lui demanda quatre chevaux de selle, lesquels il lui fit donner et fit conduire par un sien valet de chambre nomme Thuillin*et ledit Hilaire, lequel lui laissa la haquenée de ladite dame, le priant de la garder jusques à son retour, depuis lequel temps et départ de ladite dame il n'auroit oui parler d'elle que par le retour dudit Thuillin, qui fut sept ou huit jours après, lequel il * lui ramena deux de ses chevaux, et lequel arriva un jour devant ledit carrosse, ayant laisse ladite dame à Douzain*, une lieue de Castillonnet, et ledit carrosse demi-lieue au deçà de Mussidan. Et, trois semaines après, arriva le nomme Malbasty', lequel dit avoir laisse ladite dame k Bannières', laquelle lui auroit commandé de revenir apporter une lettre à Monsieur Tarchevêque de Tours * , et des compliments et assurances de sa santé à lui déposant : laquelle lettre il auroit envoyée* audit sieur archevêque par un laquais du sieur d'^tissac'*. Et, pour justifier de tout ce que dessus, offre ledit sieur nous représenter les susdits

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