A MONSIEUR
MOMSIBUR y
Étant arrivé depuis deux jours en une maison où il y a un
9. Sur le château de la Rochefoucauld, voyez la Notice biogra» phique^ p. vii, note i ; et ci-dessas, p. ii5, Uttre 49, note 4*
Lbtteb 6. — Diaprés l'autographe conserré aux Archives des affaire! étrangères, Tolume intitulé : Poitou^ i6o5-i65o(non paginé). Il n*y a pas de suscription indiquant le destinataire. On a tu dans la lettre a de cet appendice (note a, p. a a 9) qne le père de notre aotenr, tombé en disgrâce en i63a, avait recouvré une demi*faTeur cinq ans après (1637). A Tépoque où cette lettre-ci nous place, François VI de la Rochefoucauld, alors suspect à Mazarin, éerit dans ses Mémoires (p. 9a) : a Je passai beaucoup de temps à la cour dans un état ennuyeux; mon père y avoit des prétentions par lui-même; on
fort grand parc bien forme S au liou de me ddlaasar d'un in- 7717 commode voyage, je fu« hier au rendei-voui que M. d'Argan- «on* ci moi nou« (étions dijnnd*, où j'appris que l'intention do M. de Parabère dtoit v($ritaklement de »e dijfaire de «on goibvernement do Poitou, mais qu'il en vouloit cent douxe mille ^cua, alléguant pour cela plusieurs raisons, que M. d'Argenson s'est ciiargiS do mander & M. le TelUer*, 00 qu'il fera par le premier ordinaire. Je crois que ses services et les miens sont très-m<^diocrâS, qu'ils lui ont coûtiS du sang et de l'argent oomme à moi, qu'il a onxe enfants et beaucoup de dettes aussi bien que moi, et qu'à son opinion, toutes les choses <Stant dgales entre nous, comme il dit, et ajoute, par dessus moi, la conduite de rarrière«ban, il ne peut s'imaginer qu'on prétende lui olIVir moina que ce dont il est ainvenu avec un autre. Pour moi, qui demeure d'accord de la ftirce do ce rai« sonnement, je n'y puis opposer que mon huroilit<$ et dire tout simplement que, lorsque je lui ai doimd ma d<Smission, j'avois
lui faisoit quelquefois de petites grâoos, en lui disant qu'elles lui étaient faitrs uniquement h m euiiaicli^rutîon, et que je n'y avols aucune part, n Sur le comte de Pur(il)6re et sur le» n<<goeîatîonft relative! au rachat du gouvernement de Poitou, dont il en parl<! dans cette lettre-ci, voyez, au tome II (p. 4$o«453), un paHnge de VÀpohffhj et la ietire qui suit. Le prince de Marcitlae n*obltiit la permiasion cPaolieter le gouvernement de Poitou qu'en 1646, au prix de trois cent mille livres : voyez lea MémùirPê^ p. 96 et note 7; et Viiiêioirê iiu PcUou k laquelle noua renvoyona oî-apri^a, dan» la note 6.
I * Il s'agit ici du pare do Vauguny, attenant au château de Verteuil : voye»la M0ticê hlograyhiiiup^ p. vu, note i.
a. I^e comte Rend de Voyer de Paulniy d'Argenaon, n<( en iSqC, conaeiller au Parlement en i())o, conaeiller (Pistât en iHaS, maître dea requdtea en ifîaS, plua tard Intendant dea provincea r^uniea do Touraine, Berry, Angoumoia, Limonain, Marche et Auvergne. Kn i65o, il ^t norom<$ ambaaaadeur A Venise, où il mourut au mois da Jmllet da l'anmfe auivsnte.