Donnéf^ dans l'autographe
4. Alors (depuia 164 3) arcrc^taire d'ittat & la guerre, ayant dana son département le» ali'airea du Poitou, que noua voyou» plua tard dans erlui du seeréutire à'ÛAMX ^ la marine.
1644 "^^ maison pour prison, que je n'ai jamais eu la liberté de faire aucun marche ni condition avec lui, que j'étois interdit de ma charge, que feu M. de Vignole* la faisoit en ma place et en tiroit les émoluments, que les officiers de Blois qui assistèrent à notre contrat sont témoins des lois qui m'étoient imposées et de la sévérité avec laquelle M. de Parabère me traita, que le gouvernement valoit plus qu'il ne vaut, puisqu'il n'y avoit pas alors de retranchement sur les appointements et sur les gardes, comme il y a présentement, qu'il y avoit en ce temps la guerre civile, et qu'à cette [heure] il n'y a, grâces à Dieu, aucune apparence d'y en avoir ; ainsi, que demandant h la Reine qu'il lui plaise de me rétablir en ma charge, si elle m'en juge digne, je crois que M. de Parabère n*est pas en droit de me demander autre chose que la même que j'ai eue de lui, et c'est ce que je suis prêt d'exécuter, qui est de lui donner le même argent que j'ai eu de lui, et avec les mêmes conditions, tant pour l'argent comptant que pour les sûretés qu'il pourra désirer raisonnablement, jusques à la concurrence de deux cent cinquante mille livres'.
C'est donc à vous. Monsieur, à parachever votre ouvrage, si vous trouvez mes raisons aussi bonnes que je le souhaite bien fort ; car, de m'être venu ennuyer ici, avec plusieurs autres incommodités du chaud et de la poussière, et n'achever pas cette affaire, je repasserois à Poitiers avec grande honte, et tous les pauvres gens seroient bien fâchés d'avoir fait tant de démonstration de leur joie à mon arrivée. Considérez avec tout cela que je vous ai déjà donné beaucoup de peine, et que celle de lire souvent de longues lettres comme celle-ci ne seroit pas petite, et que j'en aurois une très-grande si j'étois contraint de vous en importuner sur toutes nos disputes entre M. de Parabère et mol , et je reconnois bien qu'après tant d'obligations que ma maisijn et moi vous avons, il faut une fois finir de vous persécuter, pour n'avoir dans la bouche aussi bien que dans le cœiu* [que] des sentiments et des reconnoissances de ce que nous vous devons ; et comme nous ne pouvons que vous aimer et
5. Voyez Tlûbaudeau, Histoire du Poitou (1840), tome III, p. 97$.
6. Voyez, au tome II, à l'endroit déjà cité de VÀpohgie^ p. 4S3.
APPENDICE I. t47
qoe, Diea merci, tous n'avei pas besoin de noire service, "TeTT recevez agréablement ce qui est en notre pouvoir, et croyei qu'il vous est donné de bon cœur et avec loyautë, et que, de tous ceux qui se disent vos serviteurs obligés et fidèles, nul ne peut être avec tant de zèle et de passion, Monsieur,
Votre trèft*humble et très-obéissant serviteur.
La ROGBBrOUCAULD.
A Yertanl, le so* JaOlet 1644.
7* — LB GOHCTB D^AJiGBNSOir AU nUC FRANÇOIS V
DB LA ROCHBFOUCAULD.
MoNsnuB,
J'aurois tout quitté ici pour aller encore parler à M. de Parabère, bien qu'il soit fort important d'achever promptement le département des tailles, où nous travaillons, si je n'avob cm qu'il étoit absolument nécessaire de savoir auparavant vos intentions sur ce que M. le Tellier m'a écrit, par une dépêche du a8 du mois passé, deux jours devant la sienne du dernier du même mois, qui accompagne celle du Roi qu'il vous a plu de m'envoyer, que* quand Sa Majesté m'a mandé qu'EUe trouve bon que M. de Parabère tire une plus grande récompense* que celle des deux cent cinquante mille livres, c'est pourvu que vous en conveniez, et que ce soit de vos deniers, et que Sa Majesté n'a jamais entendu et n'entend pas que ce soit aux
Lbrbx 7. — D*aprèt une pièce qui est aux Archivet des affairei étrangères, Tolnme Poitou^ i6o5-i65o : Toyez la iettrt précédente. Le comte d*Argenson était, comme il nous Tapprend, occupé, à Thouars, de la répartition de la taille.
I. Que dépend de m*a écrit ^ dont le sépare une longue ineise. I^ dernière phrase de Palinéa est encore plus embarrassée : voyez ci-après, la note 3.
a. Cest le mot du temps pour prix d*une charge, d*un office, prix payé comme dédommagement de la cession. Voyez au tome II, p, 449 ^( uote I, un emploi remarquable du verbe réeompêmser.
Hi ■ LEÏTIiÈS.
jg . . dépens du Boi, et qu'il sera bien k propos que je vous le fasse entendre de la sorte à chacun de vous, si j'ai à entrer plus avant dans votre accommodement. Ce sont les mêmes termes de cette dépêche qui m'ôtent tout sujet de rien faire espérer à M. de Parabère du côté de la cour ensuite de ce traité, dont je ne puis d'ailleurs lui parler qu'aux termes qui me sont prescrits par la dernière dépêche de Sa Majesté, où' encore que l'on écrive assez clair par ces paroles qui m'ordonnent de lui faire connoftre que Sa Majesté sera bien aise que votre traité s'achève, et qu'il y apporte, de son cAté, toutes les facilités raisonnables, et que l'ordre qu'il aura eu de demeurer en Poitou* lui en doive faire penser davantage, je doute fort qu'il veuille consentir k passer un traité conforme à celui que vous avez fait ensemble à Blois, et pour le même prix, sans un ordre plus exprès, ou bien il seroit devenu d'autre sentiment que je ne l'ai trouvé la dernière fois.
. l^éanmoins, si vous êtes résolu de ne lui. donner rien au-dessus des deux cent cinquante mille livres et de ne rien aussi changer à votre traité ancien, j'irai le voir et lui parler, lorsque j'aurai su de vos nouvelles. Que si vous vous résolvez à lui donner quelque chose de plus que les deux cent cinquante mille livre», je ménagerai ce qu'il vous plaira de me prescrire avee plus de soin que s'il avoit à sortir de ma bourse. Cependant j'envoie à M. de Parabère la dépêche du Roi qui lui ordonne de demeurer en Poitou pour son service, de crainte qu^il partît pour Paris, et lui fais aussi connoftre comme l'intention de Sa Majesté est que votre traité s'achève et qu'il y apporte de son côté toutes les facilités, pour les considérations que je lui ai fait entendre autrefois, et je prends l'excuse véritable de ne pouvoir l'aller entretenir de quelques jours, à cause du département des tailles que je fais en ces élections, et que je ne puis quitter sans faire un préjudice notable aux affaires du Roi.
3. Cet adverbe relatif forme imc construction plutôt latine ou gi*ecque que française. Le sens est, en coupant et dégageant la phrase : a Quoique, dans cette dépêche, on s'exprime asses clairement qnand on m^ordonne, etc., je doute fort que.... o
4. Au manuscrit, ici et plus bas, PoMtou, puis, dans le poitscriptum, Poietlers.
APPENDICE 1. 9i49
J6 suis, avec la passkm que je dois, MonsieoTi votre très- TêiT humble et très-^bëissant serviteur.
Signé : àbouibon,
Tbooift, II oetobro 1644.
Je * VOUS écm d'autre main pour vous donner moins de peine à lire ma mauvaise ëcriture. J'ai eu bien du regret que Mme de Puizieux* ait passé à Poitiers sans qu'elle m'ait donne le mxxjea de la voir, n'ayant su son arrivée qu'après son parlement, lorsqu'elle est allée vous visiter.