‹ ŒuvresChapitre 175 sur 205 · Voyez ci*dessu8, lettré 67, p. i55, note i · texte numérisé non relu

Voyez ci*dessu8, lettré 67, p. i55, note i

Lbttrs 9. — D'après une copie conservée à la Bibliothèque na* tionale, Manuscrits U Telller^ Fr. 4179, fol. a5 v» et a6 ; une autre copie est aux Archives nationales, Registres du sterétarint de in ilf«iloM dit i?w, O' II, fol. 173 v«. — Le prince de Marcillao était arrivé du Poitou à Paris en décembre 1648 ; puis, après être allé à Saint-Cermain avec la cour, il en était revenu, à la suite du prince

iSo LETTRES.

^Q, Marcillac votre fils a prise en se jetant dans le parti qui a ëclatë à Paris contre mon service^ et parce que je ne doute pas que vous n'en soyez de votre part très-sensiblement touché, puisque vous avess plus de connoissance que personne des devoirs de sa charge et des obligations pour lesquelles il ëtoit tenu à me servir inviolablement, que je sais bien que vous êtes fort éloigne d'avoir de pareils sentiments, j'ai bien voulu vous dépêcher exprès le sieur de PalluauS abbé de.*., pour vous témoigner les miens sur ce sujet et vous convier d'employer votre crédit et celui de vos amis, dans ma province de Poitou, pour la continuer dans l'obéissance qui m'est due, empficher que l'exemple du gouverneur* n'attire à son parti ceux qui choisiroient le trouble : ce que je me promets de votre prudence et affection à mon service, et d'autant plus que je me tiens assuré que vous serez bien aise de faire voir avec éclat, en ce rencontre, que vous ne désapprouverez pas moins que moi-même la conduite de votre fils, en quoi les services que vous me rendrez me seront très-considérables; et me remettant audit sieur abbé de ce que je pourrois ajouter h cette lettre, je prie Dieu qu'il vous ait, mon cousin, en sa sainte et digne garde.

Écrit h Saiot-Germiiio «n Lay«, 1« 17* Jinrler 1049*.

do Conty et du duc de Longuerille, qui te jetèrent dans la capitale la nuit du 9 au 10 janvier 1649. Voyez, au tome II, les Mémoires , p. 108 et suivantes, et V Apologie de M, le prince de Mw* cillae^ écrite peu de temps apr^s cette dënécbe.

1. L^abbé de Palluau, conieiller dT.tat, maître de ehanbre du cardinal Mazarin : voyez les Mémoires de Mme de MottevHU^ tome III, p. 991.

%, CVft, nous Tavons dit, en 164^) que la charge de gouverneur du Poitou était pauftéo aux maint du prince de Marcillac.

3. A la Bibliothèque nationale, il y a, à la suite de cette pièce, une autre dépèche, du m(^me jour, adressée au marquis des Roches- Baritault, lieutenant général en Poitou, lui annonçant cet envoi de Tabbé de Palluau au duc de la Rochefoucauld, et lui faisant savoir qu41 a été écrit a de semblables lettres et pour le m^me sujet » au marquis de Montausier, gouverneur do Saintonge et Angoumots, et au comte de Jonzac, « lieutenant de Sa Majesté èsdits lieux. » — Dans un tome suivant des Manuscrits le Tellier (Fr. 4^Stf foL i43

APPENDICE h aSi

et i44)« *^ trouTo une autre dépêche, de i65o, «n même des Ro- ^^aq ehet-Bariteult, intitulée *. « A M. dei Rocbei-Biintiiult, sur la rébel* Iton du prince de MarcillAC, » et conçue en ces termei ;

N Moniieur le marquis dei RoclicA-DaritAult, la conduite du prince de Marcillao, dopuit que j*ai fait arrêter les perionnri de met ooufins les princes de Condé, de Conty et duo de Ix>ngueville *, m*ayaut obligé k le comprendre dans la déclaration que j*ai fait exp<*dier le premier du moia contre ceux qui te «ont retiré» d*auprèt de moi iiana congé, par laquelle je In ai déclaréi criminels de lèse* majesté s*ils ne se rendoient pas, quinze jours après la publication descelle, près de moi; et ledit prince de Marcillaon*étant pas rentré jusques & présent dans son deroir, j*ai bien touIu tous le faire saToir par cette lettre et tous dire, par l*aTis de la Heine régente Madame ma mèrei que, conformément k la déclaration, dont copie sera ci-jointe, vous ayez non-seulement à ne point reconnottre ledit prince de Marcillac en qualité de gouverneur de ma province de Poitou, mais aussi h ne pas souffrir qu41 entre ni qu*il demeure en retendue de votre charge et que vous teniez la main que les gouverneurs des places ni mes offlciers et sujets ne le reconnoissent et ne lui obéissent pour quelque cause et sous quelque prétexte que ce puisse être : de quoi me reposant particulièrement sur votre affection et bonne conduite accoutumée à mon service, je ne vous ferai la présente plus longue que pour prier Dieu qu'il vous ait, Monsieur le marquis des Rocbes-Baritault, en sa sainte garde.

« iWit k Houmi, lu 19* fiirrier iA5o. »

Il y a une copie de cette dépêche au Dépât de la guerre, volume t so, fol. i^a et i47) et une autre aux Archives nationales, à Tendroit cité, fol. 174 ^'^ ; cûtte dernière n*a point la date, de jour et de lieu, et elle est intitulée : « Dépêchée M. des Uoches-liaritault, lieutenant général en Poitou, pour ne point reconnottre M. le prince de Marcillac gouverneur de ladite province, à cause de sa défection. » — Vovez, dans Vappendice v, a* (p. civ), de la Notice biographique^ Tindicatton de divers autres documents s<! rapportant & la rébellion de notre auteur et & cette époque de sa vie qui commence en janvier lO^Q*

A Le tB Jsnrier ift^o : ?ey«r !«• Mimairf»^ p. 170 et «itiviintat. Ls dérlsrsiion d« MfNi*ma]«ftté du 1*' f(A?ri<ir, dont II est parlé entait*, Ait enragiatr^ au ParlamenC le 7 février : vojrex ibidem^ la ooto 3 de la paga 174.

iSi LETTRES.

|Q5q I0«'-^ LB marquis de ftlLLERY AU DUC PRAlfÇOIS VI '

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