‹ ŒuvresChapitre 191 sur 205 · DB SABLA · texte numérisé non relu

DB SABLA

(Cette lettre, qui est d*un tr^s-grond intérêt pour Thittoire des relations de la Rochefoucauld arec Mme de la Fayette, a trouvé place dans Vappêmiicê tiz de la Jfoilcê blop'apM^ut^ p. oxi*oxiiit)

a3. — LA MABQUISB DB SABlA A ***»

[Août 1671.]

CoMMB je suis très-rtfsolue de ne prendre plus de part aux maux ni aux biens de ce monde*, j'ai été surprise de retrouver

i3. La Cerdagne était située sur les deux versants des Pyrénées. La partie française était comprise dans le Iloussillon, cbef-lieu Mont-Louis; la partie espagnole dans la Catalogne, chef-lieu Fuycerda, à cent dix kilomètres N. de Barcelone. Puycerda, attaqué le i3 octobre i654t se rendit le ai au prince de Conty, « qui demeura par cette conquête, dit Montglot (tome II, p. 4M)« maître de toute la Cerdagne. r> Quant à Gourville, nous savons par ses Mémoires (p. 991-994) ^u*il n*obéit point, cette année-là, i l'invitation que la duc de la Rochefoucauld était chargé par Conty de lui faire. Il passa Phiver à Paris, «tt ce ne fut qu*au printemps de i655 qu'il s'en alla en Catalogne, apr^s avoir pris d'abord congé du Cardinal.

Lkttiix 93, — Vue sur l'autographe, Porte fêultUs Je Vallant, tome II, fol. i36 et verso. Il n'y a ni suscription ni signature; mais cVst l'écriture de Mme àfi Sablé, et il est bien probable que o*est à notre auteur qu'elje écrit et en 1671 : voyex ci-après les notes I, a, 3 et 4*

I. Il semble bien que ce commencement déjà date la lettre, d*unc

aSo LETTRES.

j^ en moi une très-grande seniibilitë pour ceux que le Roi tous A faits*. Je vous assure, Monsieuri que, quelque médisance que vous fassiez de moi tous les jours, je n'ai point le défaut dont je ne vous accuse plus ; car ce que j'ai trouvé dans mon cœur pour vous en cette occasion, ressemble très-fort à une très-grande amitié*. Je n'ai su que depuis deux jours ce que vous faites de si beau et de si extraordinaire* C'est avoir une confiance bien généreuse, et qui est même fort honorable pour Monsieur votre fils *, car ayant, comme vous l'avez, un jugement des choses et des gens qui ne se peut jama» tromper, cela est aussi honorable qu'utile pour * lui *.

manière assez large, il est vrai, et la place au temps qui a suiri U conrertion de Mme de Sablé, à savoir dam les années de la retraite au faubourg Saint-Jacques, près de Port-Royal.

s. Sans aucun doute en la personne du fils de notre auteur, le prince de Marcillac : voyez la dernière phrase de la lettre et les notes 4 et 5. — Dans Toriginal, fait^ sans accord.

3. On voit dans les letires 5i (p. 197 et 198), 58 (p. i38), 64 (p. 147) que la Rochefoucauld reprochait fort à Mme de Sablé sa paresse à écrire. Il va même une fois {lettre 79, p. 168) jusqu*à se plaindre» dans une amicale hyperbole, de sa dureté pour lui.

4. Mme de Sévigné apprend en ces termes à sa fille, le 98 août 167 1 (tome II, p. 334), que la Rochefoucauld sVst démis de son titre de duc en faveur de son fils : a Mme de la Fayette TOUS aura mandé comme M. de la Rochefoucauld a fait duc le prince son fils, et de quelle façon le Roi a donné une nouvelle pension. » Ceci explique bien à la fois et ce passage : « ce que TOUS faites de si beau, etc., » et ce qui est dit dans la première phrase des a biens.... faits » par le Roi. Pour les autres faveurs successivement accordées par Louis XIV au prince de Marcillac, voyez ci-dessus, p. 9i5, la note préliminaire de la lettre 107.

5* Après pour^ sont biffes les mots : Monsieur votre fils,

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