‹ ŒuvresChapitre 5 sur 205 · I. LE PUIXCË DE MJlKCILLAC A SEftMAY · texte numérisé non relu

I. LE PUIXCË DE MJlKCILLAC A SEftMAY

Je me dounerois riiotineur d'écrire à Monsieur, si je ^^j.

LrmiE I. — Revue «ur l*auto^pfie comerré au Dépùt cicrt alfuires étrangères {France^ tome 86, fol. 5i et Si); cachet* à (leiiii coiiftcrri^i. KJIe a <?fé puhli*^*» pour la première fob par V. Ojumm, dam la féconde édition de Madame de ttu-cretue {Appendice^ p. 4''*9/t et reproduite dans Ici <^ditioni suîrantes. On voit, par le contenu, qu'elle est de ifîSj, année où la diic}iew<* de Chevreuse sVnfuIt r*n Kspagne. «La lettre uVst pas «ignée, dit V. Cousin en not(* a tVnri raie cite, mais Tautlienticitë nVst pas douteuse : IVcrifure est tout à fait celle qu'a toujours gardée la Rochefoucauld; cVst la première lettre que nous connaissions du futur auteur des Maximes, m Voyez ci-après, p. lO, la note préliminaire de la Uitre s.

1. Serîftay ou Seriray • était membre de l'Académie franeaiM», dont il fut le premier directeur (de mars if>34 ^ janvier i03S^. Oourville (Mémoires ^ p. 49'i) dit qu^il « a voit l>eaucoup dVsprit et étoit secrétaire de M. de ta Rochefoucauld le \yi*rf\ » un peu plus loin (p. 49^)« îl Pappelle « homme dV^prit, mais fort bouillant. » Voici la notice que lui consacre PetUsson dans le Catalogue des Aen démcient (voyex son Histoire de t Académie^ édition Livet, tome I, p. a66 et 3^7) : « Jacques de Serisay^ né a Paris ^^ers i!»oo}, intendant de la maison du duc de la Rochefoucauld. U n^ a rien d^tnprimé de lui; mais il a bf'aucoup de ]>oéttes et d'autres Œtx^ri'% (*n prose à imprimer, m Le continuateur, d*(>livet, ajoute : « Il mourut à la Rochefoucauld [Charente) au mois de nov«'mbre i6.Vi. Ou reste, il ne m*est connu par nul endroit, »i ce n^est par quelquc'S poésies, mais fort courtes et en petit nombre, imprimées dans les

* Oa ccrivjiit auiM Cerizay {tttyet mnUre U*me II, p. Xtx^tn, et Us fUeucUs de berry^ dtét <lii«« lu «ntti» «U» «eue aoCr); il y a u« dirv .i«a 6r rmtou de te aom dan* rjtrri>adi^«<'n»eot <U Brossoire ( f Km; x-'^^m < „} ,

i4 LETTRES.

jgj ne savois que Madame" lui mande toutes les nouvelles qu'elle sait, et les particularités d'une affaire qui nous met en peine. Vous saurez donc que Mme de Chevreuse • m'a fait Thonneur de m'écrire une lettre, dont je vous envoie une copie ^, à laquelle j'ai obéi en lui en-

recueili de Sercy<*. » — On Ut, aux pages 91 et 9a du même tome de la même Histoire Je V Académie^ que Serisaj, ayant étë mandé par le cardinal de Richelieu, en même temps que d'autres membres charges, avec lui, de polir les Sentiments de F Académie sur lb Cid, s^excusa de se rendre à cette invitation « sur ce qu'il ëtoit prêt à monter à cheval pour s*en aller en Poitou. » Ailleors (tome I, p. iSa) Pellisson fait de lui cet éloge, que, dans ses harangues, « il satisfaisoit tout le monde au dernier point. » A la page ao du même tome, il cite une lettre écrite par lui à Richelieu (13 mars x634), au nom de TAcadëmie. Nous avons trouvé une autre lettre du même personnage, datée de Verteuil (aS octobre 1647), dans les Papiers de Conrarty in-4''9 tome XIV, p. 69-71 (Bibliothèque de r Arsenal).

a. Monsieur^ à la ligne précédente, désigne le duc François V, né en i588, mort en i65o, premier duc de la Rochefoucauld, père de notre auteur. Il était alors à Paris : voyez Y. Cousin, la Jeunesse de Mmede Longuepille, p. 196. On trouvera de lui, kV appendice i^ cinq lettres, plus une annexe à la lettre 3. ^'Madame, c'est-à-dire la mère de Fauteur, Gabrielle du Plessis-Liancourt, fille de Charles du Piessis, seigneur de Liancourt, et d'Antoinette de Pons, marquise de Guercheville, qui fut dame d'honneur de Marie de Médicis, et inspira une inclination passagère à Henri IV. François Y de la Rochefoucauld Favait épousée en juillet 161 1. Malherbe parle de ce futur mariage, comme tenu pour « indubitable, » dans une lettre à Peiresc, du a février 16 10 : voyez ses OEuvres, tome III, p. i34-

3. Sur Mme de Chevreuse, voyez, dans notre tome II, la note 3 de la page 4 des Mémoires.

4. Cette copie ne se trouve pas jointe à la lettre à Serisay, au Dépôt des affaires étrangères. — Au sujet des faits dont il s'agit ici, voyez, à la page i5, la note 10 de cette lettre; les pages 33 et suivantes des Mémoires; le billet de Mme de Chevreuse, inséré, ibi" dem^ dans la note a de la page 34 ', et ci-après, dans V appendice i,

es pièces énumérées dans la note 10 de la page suivante.

• Voyes les Poésies choisies , 5* partie (Pari», Sercy, 1660), p. 374, 376 et ÎSo.

LBTTRBS. i5

voyant un carix>Me et des chevaux pour aller à Xaintes ; TaTT mais nous avons appris par leur retour qu^elle a pris un autre chemin, comme vers Bordeaux', de sorte que, ne sachant si cette aflatre-lA n^est point de oons^iquencc, 6ous avons cru qu^il en fallott donner avis A Monsieur. Si ce n'est rien, je serai bien aise qu*on n^en fasse point de bruit. J*ai reçu aujourd'hui de vos lettres; mais je n'en suis pas plus informé de nouvelles que j*<^tois auparavant. Je vous prie de faire retirer soigneusement une caisse • qui est portôe par la cliaiTotte do Poitiers, qui partira jeudi. VoilA toutes mes commissions pour cette heure. J'espère (|ue vous aurez plus de curiosité «rapprendre des nouvelles, afin de pouvoir mVn instruire mieux que vous n'avez fait jusques A présent''. Je vous doune le bonsoir.

Adieu ', mande%-moi toujours Tétat de votre santé.

A VortœiP, ce ï3 septembre [i6'i7**]. Suscription : A Monsieur Monsieur de Serisuy.

$. « Comme yen Bordeaux » eat en interligne dam PoriginaL

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