où nous vivons, pour raconter combien d'évèques
« combien de martyrs , combien de docteurs sont vjb-
« nus à Jérusalem ; car ils auraient cru avoir moins de
« piété et de science s'ils n'eussent adoré Jésus-Christ
« dans les lieux mêmes où l'Évangile commença à bril-
tt 1er du haut de la Croix. »
Saint Jérôme assure dans la nxème lettre qu'il venait à Jérusalem des pèlerins de Tlnde , de TÉthiopie , de la Bretagne et de THibernie* ; qu'on les entendait chanter dans des langues diverses les louanges de Jésus-Christ autour de son tombeau. Il dit qu'on envoyait de toutes parts des aumônes au Calvaire ; il nomme les principaux lieux de dévotion de la Palestine, et il ajoute que daijs la seule ville de Jérusalem il y avait tant de sanctuaires , qu'on ne pouvait les parcourir dans un seul jour. Cette lettre est adressée à Marcelle , et censée écrite par sainte Paule et sainte Eustochie , quoique des manuscrits l'attribuent à saint Jérôme. Je demande si les fidèles qui, depuis les temps apostoliques jusqu'à la un du quatrièfi^e siècle, avaient visité le tombeau du Sauveur, je demande . s'ils ignoraient la place de ce tombeau?