‹ ŒuvresChapitre 30 sur 31 · CONTRAT PASSÉ ENTRE LE CAPITAINE DIMITRI ET M. DE CHATEAUBRIAND · texte numérisé non relu

CONTRAT PASSÉ ENTRE LE CAPITAINE DIMITRI ET M. DE CHATEAUBRIAND

Aià ToO icopovTo; y{>a[i|tQttoc IfeCwera» 8if)Xov &n 6 n^ XorCI lIoXu* xopnoc ToD A(xÇ<&{>ou Xot^ia^xt^iç 6iroO ixet va6X(i>(isvT]v rfiv icoXàxa ôvo|iaTi d dEyloç 'Iamxwik toO Kcm, AY)(inTptou Zréptou &nà xb BoXo |&è 'Û6(a»tiavtxi^v icoviriépav im6 éd«l> dtà tàv rKi^ocv dtà va ntyaCvip toO; XotT^^i^uç Pai(Aa(o\K i i(TV|ji9<&viosv tVjv (r^pLepov (lerà toO (tou<roO £«T<tf MicptàvT {tireî(QcvTi< ^pavrCâ^oc va tou Sd&oouv {tecra sic tô àvcoOev, xacpàêt (itav (uvpàv xatuipav va xa6t(nQ <xMç xal Ôud) tou douXot |ia2^t , $ià va xaiLii xà Ta^ &ic6 i8(î> elç xb Fiofa , va tou SeiSouv x&isov et; rà èr^^dcxii tou xantràviou va (iocyeipeuig tô fayiQTOv, côcrov vep^ XP^*^' tfTe7 x^e fopàv, va tàv xoXoxixdU^ouv elç c&rov xaipàv araOet el; TÀvaiidi , yjcà xflttà navra 'cponov va ràv <yuxap(<i^TUTOUv x<^^< ^ '^^ ^P^ (eviO^ xapkCa évc^x^'H^tc* ^tÀ( voéXov aÙTî{c tijc xàfiopaç 6noO elvai i^ «vTtxa(i£pa ToO »s«tTàvtou, xaX àià dXXou« xatc àvttOev fioOXeuaaic éouji.- ^pc^ttfavypoffouç fsrcxxuffia i^ L : 700 : xà 6notà 6 dévcoOev (ticitl^- TEC ta é|iitpi]<revxoO XflcxCl IloXuxàpicov , x«l aOxàç 6{MXoYe7 nûc ta IXoéev, <Mev 8èv Ixci nXéov À xamxdcvoc va xoO Itttdt xiitoxtç , oOxe tôco, cure elç x6 Ti^tçav, 5xav 98^9» x«l ixeiva ^(iicapxxptoi(. Àtà xoQtc Omooxexat xiIaoov 4 ^elc XaxQ IloXOxapiroc va6X{oxt^c xaOïbc x«i ô xaicixàvoc và ^uXdc^ouv 6XXa aùxà dicoO OntixrxéOtxav xal sic ëvdu|iv àXvfiioLç {nKoypoçav àiifcorepoi xi icdipov Ypà(i,|ia xal xè êSoxrav etc x^î' pac ToO {iOiKToO £axà Mpiàvx', onoc l^ei xi xupoc xal xfjv l^x^v êv icovxt xaip^i xat xoircp. KtovcrravrivércoX. -^ (rz'nxe\iJ6çio\t 1806.

XOT^Y) icoXtxapiroc Xa^apou ^e6iovo '

xaicTixav 8Y)(iY)xpT)c axY)pY]o pe^Tiovo *.

^ O xantxav t\\uxç\ç tjfnocfxext pieTa(i8va ave eÇ evavxtaç xspou va {itv (rxaOïf) fcspiaooxepo

I Ce contrat a été copié avec les fautes d'orthographe grossières . les faux accents et les barbariunes de Toriginal. ' Signature de Policarpe. 3 Signature de Démétrius.

* Écrite de la main de Policarpe.

sa

374 MOTBS.

a^o (uav Y)(iepa xa<7tpi xai x^^^* (Xaêov xov vaêaiiv Ypo.700 iqTt eTtraxoaia

XatCr) TToXixapiro Xa^oipou.

TRàDUGTION DU CONTRAT PHÉCéDENT '.

Par le présent contrat, déclare le Hadgi PoUcarpe de Lazare Ca- Yiarzi Dolisateur delà polaque nonamée Saint- Jean, conamaDdé par le capitain Dimitry Sterio de Yallo , avec pavillon ottonian pour porter les pellerins grecs d*ici à Jaffa, avoir aujourd'hui contracté avec M. de Chateaubriand , de lui céder une petite chambre dans le susdit bâtiment , oh il puisse se loger lui et deu\ domestiques à sou service ; en outre il lui sera donné une place dans la cheminée du capitain pour faire sa cuisine. On lui fournira de l'eau quand il en aara besoin , et Ton faira tout ce qui sera nécessaire pour le contenter pendant son voyage, sans permettre qu'il lui soit occasioné aucune molestie tout le temps de sa demeure à bord — Ponr nolis de son passage et payement de tout service qui doit loi être rendu , se sont convenus la somme de piastres sept-cent n« 700 que M. Chateaubriand a compté audit Poliearpe , et lui déclarer de les avoir reçu ; moyennant quoi le capitain ne doit et ne pourra rien autre demander de lui, ni ici, ni à leur arrivée à Jaffa, et lorsqu'il devra se débarquer.

C'est pourquoi ils s'engagent , ce nolisateur et ce capitain , d'observer et remplir les susdits conditions dont ils se sont convenus, et ont signé tous les deux le présent contrat , qui doit valoir en tout temps , et Heu.

Ck>nstantinopoU 6 septembre 1806.

Hadgi Poligarpe de Lazare Noligeateur

Capitain Dimitri agro

Le susdit cap*, s'engage avec moi qu'il ne s'arrêtera devant les Dardanelles et Scio qu'un jour.

Hadgi Poligarpe de lazare.

* Cette traduction barbare est de l'interprète franc à Coostantinople.

Note 4, page 310.

Cette citation faisait partie du texte daiis les deux premières éditions.

« En arrivant dans Ttle, dit le fils d'Ulysse, je sentis un air doux « qui rendait les corps lâches et paresseux , mais qui inspirait une « humeur enjouée et folâtre. Je remarquai que la campagne , natu- « rellement fertile et agréable, était presque inculte , tant les habi- « tants étaient ennemis du travail. Je vis de tous côtés des femmiis « et des jeunes filles , vainement parées , qui allaient en chantant les ^ « louanges de Vénus se dévouer à son temple. La beauté , les grâces, « la ioie, les plaisirs, éclataient également sur leurs visages, mais « les grâces y étaieat affectées : on n'y voyait point une noble simpli- « cité et une pudeur aimable, qui fait le plus grand charme de la « beauté. L*air de mollesse , Tart de composer leur visage , leur pa- « rure vaine, leur démarche languissante, leurs regards qui semblent « chercher ceux des hommes, leur jalousie entre elles pour allumer « de grandes passions , en un mot tout ce que je voyais dans ces fem- « mes me semblait vil et méprisable: à force de vouloir plaire elles me « dégoûtaient.

« On me conduisit au temple de la déesse : elle en a plusieurs dans « cette lie ; car elle est particulièrement adorée à Cythère , à Idalie et « à Paphos. C'est à Cythère que je fus conduit. Le temple est tout de « marbre, c'est un parfait péristyle; les colonnes sont d'une grosseur « et d'une hauteur qui rendent cet édifice très-majestueux : au-dessus « de l'architrave et de la frise sont , à chaque face , de grands fron- « tons où l'on voit en bas relief toutes les plus agréables aventures de « la déesse. A la porte du temple est sans cesse une foule de peuples « qui viennent faire leurs offrandes.

« On n'égorge jamais dans l'enceinte du lieu sacré aucune victime ; n on n'y brûle point, comme ailleurs, la graisse des génisses et des tau- « reaux ; on n*y répand jamais leur sang ; on présente seulement de- '< vaut l'autel les bêtes qu'on offre , et on n'en peut offrir aucune qui « ne soit jeune, blanche,, sans défaut et sans tache : on les couvre de t bandelettes de pourpre brodées d'or ; leurs cornes sont dorées, et « ornées de bouquets et de fleurs odoriférantes. Après qu'elles ont été « présentées devant l'autel , on les renvoie dans un lieu écarté , où « elles sont égorgées pour les festins des prêtres de la déesse.

« On offre aussi toutes sortes de liqueurs parfumées, et du vin plus

m doux que le nectar. Les prêtres sont revêtus de longues robes blan- « cties, avec des ceintures d'or et des franges de même an bas de leurs « robes. On brûle noit et jour, sur les autels, les parfums les plus « exf|uis de l'Orient, et ils forment une espèce de image qui monte «( vers le ciel. Toutes les colonnes du temple sont ornées de festons N i^dantt; finis ^es vases qui Mirent aux sacrifices sont d'or : un K bois sacré dé myrtes environne le bâtiment. II n'y a que de jeunes ^ î;M*çons et de ieuoes fiUes d'une rare beauté qui puissent présenter n les victimes aux prêtres, et qai osent lUnmer le feu des autels. Mais te rim^dciiceetla^UasolationdéshoiiOFeBtuntemplesi magnifique. »

ITélémaqtie.)

vin DES NOTES DU PRCmCR TOLOMC.

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