‹ ŒuvresChapitre 6 sur 31 · HOTE SUB LA GHÈCB · texte numérisé non relu

HOTE SUB LA GHÈCB

Ont-ils les conditions sociales voulues par le droit politique pour être reconnus des autres nations ? Oui.

Est-il possible de les délivrer sans troubler le monde , sans se diviser, sans prendre les armes, sans mettre même en danger Texistence de la Turquie? Oui, et cela dans trois mois , par une seule dépêche collective souscrite des grandes puissances de l'Europe, ou par des dépêches simultanécii exprimant le même vœu.

Ce sont là de ces pièces diplomatiques qu'on aimerait à signer de son sang.

Et l'on a raisonné dans un esprit de conciliation , dans le sens et dans l'espoir d'une harmonie complète entre les puissances ; car, dans la rigoureuse vérité , une entente générale entre les cabinets n'est pas même nécessaire pour l'émancipation des Grecs : une éeule puissance qui reconnaîtrait leur indépendance opérerait cette émancipation. Toute bonne intelligence cesserait-elle entre cette puissance et les diverses cours? A-t-on rompu toutes les relations amicales avec l'Angleterre , lorsqu'elle a suivi pour les colonies espagnoles le plan que l'on indique ici pour la Grèce.' Et pourtant quelle différence , sous tous les rapports , dans la question !

La Grèce sort héroïquement de ses cendres : pour assurer son triomphe, elle n'a besoin que d'un regard de bienveillance des princes chrétiens. On n'accusera plus son courage, comme on se plaît encore à calomnier sa bonne foi. Qu'on lise dans le récit de quelques soldats français qui se connaissent en valeur, qu'on lise le récit de ces combats dans lesquels ils ont eux-mêmes versé leur sang, et l'on reconnaîtra que les hommes qui habitent la Grèce sont dignes de fouler cette terre illustre. Les Canaris , les Miaulis auraient été reconnus pour véritables Grecs à Mycale et à Salamine.

La France , qui a laissé tant de grands souvenirs en Orient, qui vit ses soldats régner en Egypte, à Jérusalem, à Constantinople, à Athènes; la France, fille aînée de la Grèce par Je courage, le génie et les arts , contemplerait avec joie la liberté de ce noble et malheureux pays, et se croiserait

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