Les paroles officielles seront une chanson
Droits nouveaux. 177
Qui court par les rues et sentiers :
« Ce que on oste c'est bon regnon ' » ; Le registre 2 , mauvais herbiers ; Et les menuz officiers , Comme scribes et promoteurs 3 , Sont pages , et pallefreniers ; Aplicans-^, meschans gaudisseurs, Que sçav je 1 ung tas d'atistoleursJ , Qui ont ouy le faict compter,
1 . Renom. On comprend que c'est le premier vers de la chanson. Peut-être aussi le poète veut-il dire : Ce que on oste, ce de quoi on est dégradé, c'est , etc.
2. Ce vers m'a fort embarrassé. Les quatre premières éditions donnent : « Le registre, mauvais perbiers ». Gaiiot du Pré , et ici comme ailleurs tous les autres éditeurs ont suivi son exemple, Galiot du Pre donne : c< Le registre aux mauvais greffiers. » Cette version m'a paru peu satisfaisante, et elle semble indiquer une médiocre intelligence de la méthode ordinaire de notre poète ; d'autre part, perbiers est parfaitement inconnu. J'ai du supposer une faute d'impression qui avoit amené le p pour le b. J'avois ainsi un sens vraisemblable et parfaitement en rapport avec le reste du passage : le registre, c'est-àdire ce qui constate officiellement la dégradation de la dame , c'est le bavardage de quelque mauvais barbier.
3. Le promoteur joue à peu près le même rôle devant le tribunal ecclésiastique que les gens du parquet dans l'organisation actuelle de la justice.