‹ ŒuvresChapitre 25 sur 181 · LES DROITS NOUVEAUX · texte numérisé non relu

LES DROITS NOUVEAUX

^^^^ ous avons indiqué dans la préface quelques " unes des idées qui avoient pu suggérer à Co- '^quillart la composition de ses Droits nouveaux : le côté grotesque des Cours d'amours, la lourdeur ridicule de la méthode adoptée dans les commentaires des livres de droit, enfin la préoccupation que jetoit dans les esprits le travail ordonné par Louis XI sur les anciennes lois et les vieilles coutumes. Que devoit-il sortir de ce travail ? A coup sûr un nouveau Code de droit. Qiiels pouvoient être ces nouveaux Droits ? J'imagine que les vieux juristes, prévoyant l'obligation de nouvelles études et de nouveaux respects , dévoient être fréquemment tentés de railler le nouveau Code qu'on leur fabriquoit; j'imagine encore que les esprits malins et libertins de la cité Rémoise dévoient trouver plaisante l'idée d'avoir de nouveaux droits , lesquels , puisqu'ils étoient nouveaux, montreroient nécessairement le plus libre dédain pour les bonnes mœurs, protégées par les anciennes lois. C'est dans ce sens qu'écrivit Coquillart, aussi bien à titre de vieux jurisconsulte qu'à titre d'esprit malicieux. Peut-être encore trouvoit- il grotesques ces traductions en vers françois qui se firent, dés le XlIIe siècle, des Institutes de Justinien, et en voulut-il donner la caricature. Il m'a semblé, en effet, rencontrer çà et là quelque ressemblance entre les Droitz nouveaulx et le « Li^

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vre des Institutions des drois appelé Inslitute », translaté par Richard d'Annebaut, trouvère normand du XlIIe siècle. Ce qui est certain, c'est que notre poète rencontra un cadre ingénieux et original pour une satire hardie et fine, cynique , puissante et joyeuse tout à la fois.

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