‹ ŒuvresChapitre 65 sur 181 · Ceignez · texte numérisé non relu

Ceignez

3. On disoit parfois bandière pour bannière; mais je crois plutôt que Coquillart s'est ici abandonné à cette habileté, à cette licence, qui le distinguent dans l'invention des mots. Il aura créé le mot bandier, qui lui procuroit, nous allons le voir, l'occasion d'un joyeux calembour, et l'a pris dans le sens de ceinture, écharpe, petite bande d'étoffe.

4. Ici ce mot paroît signifier l'instrument avec lequel on bande l'arbalète.

$. Dangereux, délicats à manier.

6. Crennequin signifioit le pied de biche qui servoit à rendre l'arbalète ; plus anciennement il signifioit une sorte d'arme de jet : il est apparent qu'il faut le prendre dans ce dernier sens.

Coup à coup pour bender aux reins •;

Et pensez qu'il y en y a mains ,

Par bien leurs crennequins lascher,

Qui ont maintes personnes attains

Bien au vif jusques à la chair.

Elles 2 se pevent enharnacher

De baudriers 5 qui ont beaux tricois-^;

Les autres 5 ne se font que fascher

Et n'entendent point bien les droitz.

Mignons en ont aucunesfois^

Et quant ilz sont pelez ou laiz,

Hz en font faire des harnois

Et des resnes à leurs muletz.

Aucuns en brodent les coUetz

De leurs pourpointz , et font ce bien 7

Ou à eulx , ou à leurs varletz :

— Ung bon mesnager ne pert rien.

Je deisse ^ le Droit ancien

1. Pour bander l'arme tout d'un coup, en l'appuyant sur la hanche.

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