‹ ŒuvresChapitre 9 sur 181 · ACROSTICHE · texte numérisé non relu

ACROSTICHE

Placé à la fin de la traduction de l'Histoire de la guerre des Juifs de Flavius Josèphe.

REGRATIATION DU TRANSLATEUR.

^^r^^race, louenge, honneur et jubilation ^^pffivous doy rendre en la fm de ma ^■^0 M translation,

-^Jhesus, vray Rédempteur d'umaine Largiteur de salut et consolation. [nation ,

L'Istoirede Josèphe, des guerres de Judée, En langage françois du latin translatée, Rude, en stile et façon simplement aournée, Mon povre sens a mjs comme elle est cy couchée.

Veuille la prendre en gré vostre grâce et clémence, Supportant les deffaulz de mon insipience ! Car l'euvre requeroit homme de grant science, Orateur bien expert de sens et d'éloquence.

Qui la veult doncques lire en lieu d'un passetemps , Viser doit à comprandre seulement le vray sens, Imaginant que j'ay, selon mon petit sens, Le texte translaté ainsi que je l'entens.

Les lisans je requier pour tout retributoire Avoir mon esperit en dévote mémoire, Requerans àJhesusqu'il lui soitadjutoire, Tant qu'après ceste vie le transfère en sa gloire ' .

Amen.

I. Ces vers sont probablement les plus anciens des vers que Coquillart a faits et qui sont arrivés jusqu'à nous. Ils se trouvent à la dernière page d'une « Translacion de latin en français , prise sur l'Istoire (De bello Judaico'i de Josephus , filz de Mathathie, Hebrieu de lignie, l'un des prebstres de Jherusalem. »

Ce travail , dont nous avons parlé dans notre préface, se rapproche plus delà compilation que de la traduction. Coquillart annonce en effet qu'il connoît deux traductions latines de cet ouvrage De bello Judaico : l'une en cinq livres, attribuée à saint Ambroise, à saint Jérôme, à Ruffm , à Egesippus; l'autre en sept livres, d'un traducteur inconnu. La première est, de l'aveu de Coquillart , treselegante et compendieuse. Il s'est pourtant « arresté principalement à poursuir le stille et le cours » de l'autre translation, qui est plus étendue, mais toutefois en les complétant l'une par l'autre. Puis, comme il a reconnu que les deux premiers des sept livres qu'il traduit étoient un sommaire de quelques chapitres des Antiquité! d'icelluy Josephus , il s'est étudié à compléter ce sommaire à l'aide desdits chapitres. Il commença cette

Poésies DIVERSES. 5

translation, dit-il à la fin de l'avertissement , « à Reins , lieu de sa résidence, le douziesme jour du mois d'octobre, Tan de grâce mil quatre cens et soixante... et l'an trente neuviesme de l'aage d'icellui translateur ».

A la fin de l'ouvrage se trouve cette note : « Geste translation fu parfaicte le sabmedi, veille de Pasques Flories, vintquatriesme jour de mars, l'an mil quatre cens soixante trois, entre six et sept heures du matin, à Reins. »

L'acrostiche donne, comme on le voit, Guillermus Coquillart.

Cette traduction se trouve à la Eiblioth. imp., in-fol., Nos 701 j et 7016. Nous en parlerons plus amplement à la fin de notre second volume, et nous citerons quelques uns des chapitres que Coquillart nous indique comme étant le résultat d'un travail plus original.

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