‹ ŒuvresChapitre 107 sur 145 · FUNÉRAILLES D[} DUC DE LUYNES · texte numérisé non relu

FUNÉRAILLES D[} DUC DE LUYNES

soit sa muni/icence, toujours dirigée par une exquise délicatesse, il faut encore plus louer ce sentiment de bonheur que lui ii^spiraient des succès littéraires auxquels il avait contribué presque en secret. Il semble qu'il prisât moins l'approbation que lui valaient ses productions personnelles que le plaisir de mettre en évidence le mérite d'autruî. Tant de talents, de bienfaits, de si rares qualités, assurent à M. le duc de.Luynes une reconnaissance que FAcadémie des inscriptions et belleslettres sera toujours heureuse de proclamer.

« D'autres diront ses vertus privées, sa constance dans toutes ses affections, dans toutes ses convictions, et cette mort, si douloureuse pour nous, mais si digne de lui qu'elle paraît avoir plutôt couronné que brisé son existence.

« Les membres de l'Académie, qui perd en la personne de ce grand homme de bien une de ses gloires les plus pures, se bornent aujourd'hui à exprimer les cruels, les amers regrets qii'ils éprouvent en se voyant privés du savant dévoué, Au confrère illustre qui leur était si cher. »

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