‹ ŒuvresChapitre 113 sur 145 · IVLAnDA:R€GIA. Croix cantonnée d'une fleur de lis · texte numérisé non relu

IVLAnDA:R€GIA. Croix cantonnée d'une fleur de lis

^.*-f-D€:AQVILA. X. Lion. Lazari, pi. I, n» 8. Qualirîno. billon.

M. Lazari considérant la forme un peu insolite du caractère L, le prend pour un H ; en conséquence il lit + I YMADDA qu*il. traduit par Jeanne.

Mais disons quelques mots de la comtesse Yolande. Elle était fille de Jean I", roi d'Aragon, et de Marthe (ou Jeanne) d'Armagnac. Le 2 décembre 1400, elle épousa Louis II d'Anjou, comte do Provence et roi de Naples; celui-ci mourut à Angers, le 29 avril 1417, laissant un fils mineur, nommé Louis, né le 24 septembre 1403, un second fils qui fut le bon roi René, une fille nommée Marie qui épousa Charles VII, et plusieurs autres enfants.

Au moment de sa mort, Louis II était dépossédé de son royaume napolitain; mais son fils hérita de ses droits. Yolande les fit valoir- Pour bien comprendre sa situation politique, il n'est pas mauvais de lire la série de ses titres, tels que nous les trouvons en tête d'un traité passé entre elle, au nom de son fils, et Amédée VIII, duc de Savoie, le 5 octobre 1418:

u Inter serenissimam et illustrissimam Principissam Dominam Yolandam reginam lerusalem et Sicilia^, ducissam Andegaviœ, comitatuum Provinciœ et Forcalquerii, Cenomaniœ et Pedemontis comitissam, tutricem et administratricem seronissimi et illustrissimi Domini Régis ejus primogeniti infra nominati et aliorum ejus liberorum; serenissimumque et illustrissimum principem Dominum Ludovicum, regnorum regem, ducatus ducem, et comitatuum comitem praedictorum, ipsius Dominae ReginsB filium, ex parte una; et illustrem principem Dominum Amedeum, ducem Sabaudiae, etc. (1). »

La même année 1418, elle donne ordre au sénéchal et au trésorier de Provence de rembourser à J. Crépin, châtelain de Forcalquier, les avances faites par lui pour les réparations du château; acte daté d'Angers, le 10 juin (2).

(i) Guichenon, Hist, généal. de la maison de SavoiCf t. If, p. 257.

(2) Blancard, Sceaux et huiles des atvhives des Bouches -du-Rhône, Marseille

En 1419, les États de Provence supplient la reine Yolande de supprimer le droit qu'on avait mis sur les monnaies étrangères (1). C'était elle qui était chef de l'État (2).

Le 5 juin 1423, elle accorde à la cité de Marseille Tautori* sation d'imposer sur les marchands étrangers un droit égal à celui payé dans leurs pays par les navires marseillais ; acte daté de Tarascon (3). .

Les mentions qu'on vient de lire ont déjà une signification assez positive ; mais cependant j'ai eu recours à l'amitié d'un des hommes les plus versés dans la connaissance de l'histoire du moyen âge, et tout particulièrement instruit de ce qui concerne l'Italie méridionale. Notre excellent collaborateur M. Huillard-BréhoUes s'est empressé d'enrichir mon travail des renseignements que voici :

20 décembre 1419. — Privilège pour les habitants de Martigue. Yolans... bajularectrix et administratrix illustris et praeclarissimi primogeriiti nostri Ludovici tertii, etc. [Arch. de FEmp., p. 1380, cote 3211.)

26 février 1420. — Amnistie accordée aux Provençaux par la reine Yolande, tutrice de son fils. (Tessier, Notice des Arch. comm. de Toulon^ p. 171.)

28 juin 1421. — Yolande... ayant le bail, garde et administration de nos enfants mineurs. [Arch, de FEmp., ancien Anjou, cote 479.)

26 novembre 1423. — Aveu rendu à Yolande ayant le bail, gardé et gouvernement de messeigneurs ses enfants. {Arch. de FEmp.j ancien Anjou, cote 878.)

12 janvier 1423 (probablement 1424 nouv. style). Mandement de la reine Yolande aux habitants de Toulon. (Tessier, Not. des Arch. de Toiil., p. 174). Il est question dans cette

1860, m-40, p. 35, n^ 32. Les comtes de Provence résidaient souvent dans leurs domaines de l'Anjou. Yolande mourut & Tucé,près Saumur, le 14 noYenabre 144i.

(1) Papon, Hist. de Provence, t. 111, p. 321.

(2) a Si qu'elle fut baillifve, tutercsse et gouvernante de tous trois jasques à ce qu'ils fussent parvenus en aage pour régir et gouverner ses royautés et seigneuries. » Nostradamus, Hist. et chron, de Provence, p. 559.

(3) Blancard, Sceaux des arch. des B.-du-Rh., p. 35, n« 33.

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