‹ ŒuvresChapitre 121 sur 145 · MONNAIE ROMAINE DE CHARLES I" D'ANJOU · texte numérisé non relu

MONNAIE ROMAINE DE CHARLES I" D'ANJOU

Nous croyons pouvoir ajouter quelques remarques à la note de M, Caucich. En 1263, le pape Urbain IV (Jacques de Courlpalais, de Troyes en Champagne) avait engagé Charles d'Anjou à entreprendre la conquête de la Sicile. En 1264, de concert avec le comte de Provence, il fit prêcher une croisade contre Mainfroi; un grand nombre <ie Français et surtout de Provençaux s'engagèrent dans la milice. Cependant, le 2 octobre, Urbain mourut à Pérouse, et le saint-siège demeura vacant pendant plus de quatre mois. Clément lY (né à Saint-Gilles sur le Rhône) fut élu le S février 1265. Il était alors en France, et ne fut couronné à Rome que vers la fin de février. Par une bulle, datée du 26 de ce mois. Clément donna le royaume de Sicile à Charles d'Anjou* qui arriva le 24 mai à Rome par mer, et y fut proclamé sénateur le 29, en présence de quatre cardinaux envoyés par le pape qui séjournait alors à Pérouse. Ce ne fut que le 6 janvier 1266 que Charles fut couronné comme roi de Sicile.

M. Caucich n*a pas fait observer que la monnaie par lui décrite ne porte pas le titre SENATOR. Cela est fort important, car ce n'est peut-êti^e pas seulement à une époque antérieure au couronnement de Charles que nous devrions placer l'émission de la monnaie. Cette pièce pourrait avoir été frappée avant le 2» mai 1265.

Si nous consultons l'ouvrage si utile de Fioravantî, nous lisons :

« Paruit Pontifici Carolus, Romamque misit Jacobum Gontelinum, e Provincia, cum lecla militum manu, ut Urbem, vicaria cumpotestate, adversus Manfredum ejusque fœderatos tueretur; quamobrem ipse, una cum Béatrice ùxore anno sequenti 1265 Romam venit, et in cœnobîo capitolino fratrum minorum senatorium munus suscepit. » [Antiqiii romanor. Pontif, denarii, etc. Rome, 1738, p. 29).

Le premier sénatorial de Charles dura jusqu'en 1267. Le second commença en 1268 et dura jusqu'en 1278. Alors Charles abdiqua, et eut pour successeur Jean Colonna. D'après une charte citée par Le Blanc (dans sa Dissertation hist, s^r quel-

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