‹ ŒuvresChapitre 138 sur 145 · DE LA COLLECTION DE M. C. J, DASSY · texte numérisé non relu

DE LA COLLECTION DE M. C. J, DASSY

iV 17. Lanticîacum. + BAVpENVS MO. — 1^. LANTICIACO VICO (ou Canticiaco). Croix.

N° 18. Namur? NAMV... — ^. ADVMARO MO. Croix sur une base. »

En 1840, pendant une semaine de congé, j'avais imprimé à Meaux une Notice sur 84 monnaies inédites que M. Dassy se proposait de faire graver. Depuis celte époque, elles Tont été presque toutes, quelquefois d'après d'autres exemplaires. Cependant plusieurs de ces pièces sont restées uniques; d'autres sont encore d'une rareté excessive. Je puis citer parmi les plus remarquables le ' denier de Pépin frappé à Chartres, trouvé dans celte ville par M. le commandant de Villiers, et que j'avais pu faire entrer dans la collection de mon vieil ajni (pi. XX, n*» 1); le denier de Charlemagne frappé à Parme {Hev. nmn., 18S6, pi. V, n* 12); le denier de Dijon avec la légende PRIMA SEDES; le fort de Charles de France, duc de Guienne (pi. XXI, n" 35), magnifique exemplaire plus grand de ipodule que celui qui, de l'Hôtel des monnaies, est passé au Cabinet des médailles; c'est une des plus belles pièces de la série française : le frère de Louis XI, en armure, déchire la gueule du lion, comme Samson, suivant ce passage de rÉcriturc : Imiit aiitem spiritus Domini in Samson^ et dilace^ ravit leo?iem, quasi liœdum in frusta discerpens, nihil omnino habens in manu (Jud., XIV, 6). Puis le dénier de Guy de Nevers, tuteur du jeune seigneur d'Issoudun, pièce dont on n*a encore retrouvé qu'un second exemplaire très fragmenté; le superbe florin d'or de Raimond, prince d'Orange (pi. XX, v^ 32), avec l'écu armorié; le denier d'Edouard d'Angleterre, comte de Ponthieu (1) ; les deniers des archevêques de Reims, Guy, Gervais, Rainaud {Rev, num,, 1840, pi. XXII, n**' 2, 4); le denier d'Henri, comte de Rouergue; celui de Jean de Clermont, tuteur du comte de Soissons (/?ei?. num., 1842, p. 259); les deux ^ro5 de l'archevêché de Vienne.

(1) M. Poey d'Avunl [Monn, fcijd.f t. IH, n** 6726), classe cette monnaie a Édouardjt (1290), sans avoir reconnu son analogie avec le denier qu'il attribue a Jean I (1147). L*erreur est double; Tun des deniers doit être donné à Jean de Nesîc (1260-1279), l'autre à Edouard 1 (1279).

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