VENTE
Après plus d<? 300 monnaies mérovingiennes, vient une série de pièces carlovingiennes des plus intéressantes, et très riche. Je n'en citerai qu'un bien petit nombre. Le denier (pi. XX, n** 20) de Charlemagne m'a paru porter les caractères AVES, avec un S angulaire pareil à celui du nom Carolus. C'est, je crois, le commencement du nom Aves}iaSy très ancien, le style de cette pièce étant tout à fait septentrional. Il suffit de la comparer au denier d'Avignon [Rev. num., 1857, p. 441) pour constater la différence complète des deux fabrications. Un beau denier de Charlemagne à la tète laurée précède une pièce très singulière, car elle semble avoir été coulée sur une monnaie romaine, puis burinée et dorée sous les Carlovingîens; mais la légende du revers nous manque dans la série romaine (n» 22). Un sou d'or de Louis le Débonnaire dont la légende MVNVS DIVINVM est très barbarement tracée (n° 23). Un denier de Toulouse avec tète (n** 24). Une obole que j'ai maintenant des raisons de croire frappée dans la même ville que les deniers portant AQVIS VASON (n* 25). Un Lotbaire U roi de Lorraine, frappé à Trêves (n**26). Un très beau denier frappé à Toulouse à l'époque où Louis d'Outremer fut reconnu en 942 comme roi d'Aquitaine (n© 27), pièce très utile pqur concourir, avec le denier de Carloman, émis dans la même ville, à faire comprendre le style méridional. On ne doit pas oublier une belle suite de deniers de Louis le Débonnaire provenant de la trouvaille de Belvezet; bon nombre de monnaies carlovingiennes d'Italie dont nous avions pu constater la valeur pendant le voyage que nous avons fait avec M. Dassy en 1841, à Gênes, à Rome et à Naples. Les deniers de Charles le Chauve au nombre de plus de 60, offrent de grandes raretés; il me suffira de citer la monnaie de Jouarre (Jotrensis), celles de Chelles, de Cassel, de Melun (Castello Miled[uno]) (1), de Tongres, de Saint-Andoche d'Autun, de l'abbaye de Saint-Médard avec le nom de saint Sébastien, celui qui porte DE FISCOCVPINIO, un autre avec GENCLIACO POR {Bev, num,, 1868, pi. IV, n«« 4, 9).
(1) Autrefois attribuée à Château-Miled, localité iuiagiaaire.