ADDITION
On reconnaîtra que les groupes CIGIST. DELAGRA. EGLI- ZEDEMES. ZDIACRES. KIMORVT. SMATSV, ASETBRE, doivent être divisés nonobstant Tabsence du double point qui figure entre les autres mots. Cette inscription, du reste, est bien rédigée ; les mots de la seconde déclinaison, comme Albericus, canoîiiciis, diaconus, ont conservé Ys final, indice du nominatif. L'habitude de mettre cet s au premier cas a entraîné le rédacteur à en donner un au mot niaistres^ ce qui est contraire à l'étymologie aussi bien qu'à la règle écrite dans les grammaires du moyen âge. Le mot an n'a pas d^\ parce que placé après le cbitTre 1304 il est au nominatif pluriel [anni).
Relativement à la date kan i ot Met CGC et III I an, on peul remarquer qu'une charte donnée le 30 janvier 1292 par Févèque de Metz, Bouchard d'Av^snes, se termine ainsi : Kafit li militaires corroit par mil dous cens quatre vins unze ans (1) el qu'une autre petite pièce, citée par Meurisse (2), porte : Kant ly milliaires corroit par M et CC et XLIII ans. Dans ces deux exemples, il y a ici un s à a?is, pai'ce que ce mot est à l'ablatif pluriel {annis).
L'Église célèbre la fête de l'apôtre saint Matthieu le 21 septembre ; le chanoine Aubri était donc mort le 20 de ce mois. La forme donnée au nom de ce saint est curieuse. Elle nous fournit une explication pour les noms de quelques artistes éminents, Quinten et Jean Matsys ou Mets^ys, d'Anvers, et Gabriel Metsu, de Leyde. Le Louvre possède cinq tableaux de ce dernier, signés G. Metsu, et notre confrère, M. Frédéric Villot, a fait observer que c'est l'orthographe constamment relevée par lui sur les œuvres de ce peintre, quoique la forme Metzu soit cependant adoptée par la plupart- des écrivains (3). Nous voyons maintenant que Matsys et Metsu sont des variantes de Matheus, aussi bien que Ar«^w5 que l'on rencontre gravé sur la monnaie de Mathieu I", duc de Lorraine (1138-1 176), et
(1) Uist. deldetZj par les Bénédictins, t. II!, preuves, p. 236.
(2) Hist, des évesques et de V église de Melz^ p. 444.
(3) Notice des tableaux du Louvre, école flamande, 1853, p. 154.
AU Xlll* VOLUME DU GALUA CURISTIANA.
Aface, nom d'un chapelain de saint Louis, cité à diverses reprises dans les Tablettes de Jean Sarrasin (1).
Il eût été fort utile de savoir la provenance de cette plaque funéraire ; malheureusement elle est entrée au Louvre avec Timmense collection de M. Durand, sans autre indication que cette note « inscription du x® ou xi« siècle, » qui montre bien que le monument avait été peu soigneusement étudié.
L'épitaphe du chanoine Âubri était accompagnée d'une seconde lame de plomb, attribuée aussi par le rédacteur de Tinventaire de là collection Durand « au x"* ou xi; siècle, » et qui porte le texte latin que voici :
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VIII P>. ajtft.
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^^^^€) Domini M°CCC''IXX'' obiit Dominus [R\obertas, deounus ^^^^-tijoris ecclesix Metemis, ac Virdu?ie?isis canonicus primi-
rtus.
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Se
:ti doit remarquer la forme complètement triangulaire do qui n*est pas commune.
^ mot anno est divisé par des points, et à ce sujet on peut ^ ^^«^ppeler la liste de mots ainsi divisés que nous avons rele- . ^ sur des monnaies du moyen âge (2), Nous en pourrions ^i^cjuer beaucoup d*autres exemples ; nous nous contenterons
C^^ ilec. des hUtor. de France, t. XXI, p. 343 et 349. Cf. p. 328. ^£^^^^ Mém. de la Société, t. XX, p. 27 ot suiv. — P. 290 du tome IV des Œuvres ** * de Lonrjpérier,
iU ADDITION AL GALLIA CHRISTIAJSA.
de citer les légendes de deux /iertotis ou poids monétaires portant les noms de deux changeurs ou banquiers du xiii*" siècle, HENRIC LE LON • BART BERTELIN LON • BART (1).
Ment en tant qu'abréviation de Metensis pourra sembler extraordinaire. Toutefois, comme la lame de plomb a vraisem- / blablement été recueillie avec celle qui porte le nom du cha* noine Aubri, et qu'il est d'ailleui^s a^sez naturel que, sans sortir de la province de Trêves, un doyen de la cathédrale de Metz soit passé à Verdun avec la fonction supérieure de primicier, nous croyons être fondé à voir dans ces lettres l'ethnique de Metz, comme si l'inscription portait Metn.
On aurait pu espérer trai^cher la difficulté à l'aide des listes de doyens et de primiciers des églises de Metz et de Verdun, données dans le Gallia Chistiœia. Mais ces listes présentent beaucoup de lacunes. Par exemple, dans la série des doyens de Metz, entre Simon^ qui figure dans un acte de 1270, et Nicolas d'Outremont, qui est connu en 13oSy il existe un espace libre de 85 ans, dans lequel Robert peut trouver place.
De même pour les primiciei*s de Verdun : après Thomas de Blamont, nommé évèque en 1302, on ignore le nom du primicier jusqu'à Tannée 1334, pendant laquelle Talleyrand parait avec cette dignité. Il y aura donc lieu de faire entrer le nom de Robert dans les deux listes; et cette circonstance donne quelque valeur à Tinscription que je viens de signaler à l'attention de la Société.
(1) ^evufi numism,, i8o8, pi. XIX, n«» 5, 6.
BULLE D'ARGEINT