‹ ŒuvresChapitre 66 sur 145 · PL. IX · texte numérisé non relu

PL. IX

Quelques numismatistcs pensent qu'on doit attribuer aux partisans de Louis de Condé, oncle d*llcnri IV, la fabrication de certains douzains de style barbare et de mauvais aloi, dont on trouvera plusieurs variétés réunies sur notre pi. IX.

Ces monnaies, qui n'ont été décrites ni par Le Blanc ni par MM. Conbrouse et Delombardy, pourraient passer pour des imitations grossières du douzain de Charles IX. Elles n*oiTrent aucune date.

Louis de Condé, frère d'Antoine de Bourbon, fut lue, comme on le sait, à la bataiJle de Jarnac, en 1569.

Le Blanc avait vu à Londres un écu d'or qui portait Teffigie de ce prince avec le nom de Louis XIII, et le titre de roi. On doit reconnaître que Texistence de cette monnaie semble fournir un argument puissant en faveur de Tattribulion des douzains au même personnage.

Grâce à l'obligeance de M. Jarry, de M. l'abbé Desnoyers qui ont formé à Orléans de si précieuses collections numismatiques, de MM. RoUin et Feuardent, nous pouvons mettre sous les yeux de nos lecteurs la figure des pièces dont voici la description :

1. X LVCD0VICV8 XIII DV NOM ROI DE. Écu de France timbré d'une couronne et accosté de deux L.

2«6 DOUZ\liNS DE LOUIS XllI.

Revers X DVNIARENON. Croix cantonnée de deux fleurs

de lis d'un côté, et de deux couronnes de l'autre. (Collection de M. Jarry.) Poids, 2Ç%89.

Page 1