‹ ŒuvresChapitre 90 sur 145 · Jnon€TA AM€D€I. Croix fleurdelisée · texte numérisé non relu

Jnon€TA AM€D€I. Croix fleurdelisée

li KBTRO.ITBDVX. C-ouronne fleurdelisée. — Billon. (PI. XIII, n» 5.)

Bianco dozzino décrit, à ce que pense M. Promis, dans l'ordonnance d'Amédée YI, du 3 juin 1349, et certainement imité du double parisis noir de Philippe de Valois, frappé de 1328 à 1330 (1). Une pièce au même type a été attribuée à Charles le Mauvais, comte d'Évreux, par M. Poey d'Avant (2). Le texte (le cet auteur donne pour légende : KAO DTV RROPA; la monnaie gravée sur la planche VII porte : RAQl DIVPRROPA, en sorte qu'on demeure incertain sur la leçon qu'il faut choisir. Un très bon exemplaire, que j'ai entre les mains, porte KAOïlTDTVPRAoPA. Tout cela s'éloigne tellement du nom et des titres de Charles le Mauvais, que je crois qu'il vaudrait mieux considérer ces imitations de double parisis comme fabriquées hors de France. La monnaie d'Amédée de Savoie prouve que les princes voisins de notre pays avaient adopté le type en question. M. Promis suppose que le mot DVX, inscrit au droit de la pièce qu'il décrit, se rattache au titre de duc de Chablais dont Amédée VI fit le premier usage.

Ce fut en 1355 que ce prince céda à la France son Qomté de Salmorenc, dont faisait partie Saint-Symphorien d'Ozon.

Voici comment s'exprime l'ordonnance de 1349 : « Bianchi dozzeni, que quidem moneta a parte pila infra circulum médium continebit unam coronam cum lilio integro in medio et dimidiis liliis in duobus angulis , qui anguli aliquantulum

(1) Delombardy, Catal. de la colkct, Rignault, p. 8, n** 62.

(2) Monn, féodales^ t. I, pi. VII, n» 12.

278 DE Ql'ELQUES IMITATIONS

oxeunl circuluni supradiclum, a qua parto extra dictum circuiuoi in circumscriptionc continebit A. COMES SABAVDIE, ab alia vero parte crucem cxcuntem circulum médium cum iiliisin extremitatibus ejusdcm crucis, et infra dictum circulum in quatuor angulis intrinsecis dicte crucis, quatuor lilia, extra vero dictum circulum ab eadem parle in circumscrîptione continebit ET DYX CHABLASII (1). » Les mentions si minutieuses que contient ce texte montrent bien quil s'ag'issait d'une contrefaçon, laquelle devait sortir des ateliers do (àhambéry et de Pont-d'Ain. Autrement, il eût été assez indifférent, que les extrémités des fleurs de lis de la couronne dépassassent ou ne dépassassent pas le grènetis. Mais la croix du revers qui coupe le cercle, mais les quatre fleurs de lis qui anglent cette croix, constituent un type différent de celui que M. Promis a retrouvé. L'ordonnance d'Amédée VI nous donne là une description du sol courpnnat de Jeanne de Provence et non celle du double parisis. Ainsi, il y a encore une monnaie d'Amédée VI à rechercher, et celle que nous donne M. Promis, imitation du double noir de Philippe de Valois, n'est pas comprise parmi les espèces dont l'ordonnance prescrit la fabrication.

6. + AmE[de]VS COM[es]. Dans le champ, FRANCORV en deux lignes.

1%. + MONETA DVPLX. Croix haussée et fleurdelisée. — Billon. (PI. XIII, rf 6.)

Contrefaçon du double parisis de Philippe de Valois (février 1336), et de Jean, qu'Amédée VI, par un acte du 27 février 1352, chargea Bonaccorso Borgo de fabriquer à Ponld'Ain (arrondisseinent de Bourg-en-Bresse). Cett^ pièce a donc, depuis deux siècles et demi, autant de droits à être classée parmi les monnaies de nos provinces que celles qui , ont été fabriquées en Franche-Comté et en Alsace avant la réunion de ces pays à la France. La présence du mot FRAN- CORV dépasse un peu les limites que devaient garder les con-

\\) D. Promis, Monete dei renli di Samia, 1841, t. T. p. 91.

Page 1