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CHAPITRE I

Collèges de TUniversité.

De l'Enseignement du Latin dans la première moitié du XVIIe siècle (1600-1656).

Collèges de plein exercice et autres. — Programme des Classes au Collège de Narbonne (1599). — Le Latin, langue vivante. Despautère ou la Grammaire (6e, 5e, 4e, 3e). — Yossiusou la Rhétorique. — Explication des Auteurs. — D’Ormesson au Collège j Cardinal-Lemoine (1586). — Ed. Iticher et le professeur Palémon (1603). — N. Mercier et le De officiis scholasticorum (1657). — Méthode d’explication. /

Imitation des auteurs. — Les devoirs écrits au Collège de Sainte- 1 Barbe en 1585. — Culte de Cicéron. — Thèmes. — Chries ou Amplifications. — La poésie Latine dans les Collèges. —

N. Mercier et les Rhéloriciens du Collège de Navarre en 1657. L’opinion publique sur la méthode des Collèges, au début du règne de Louis XIV.

Les collèges de F Université de Paris se divisaient en deux classes : les uns, ceux de plein exercice, offraient un cours d’étude complet, et préparaient au titre de maître ès arts.

Les autres étaient destinés à des boursiers qui, indépendamment de leurs études particulières, , étaient obligés de fréquenter les collèges de plein exercice.

LE LATIN DANS LA PREMIÈRE MOITIÉ DU XVIIe S. 23

S’il faut remonter à l’origine de ces établissements, dont le plus ancien date du milieu du xm* siècle, nous trouvons qu’ils ne furent d’abord que de simples asiles ouverts à des hommes que le désir d’apprendre exposait aux plus dures privations.

Quand les écoliers vinrent plus jeunes à l’Université on ne se contenta plus de les héberger, on voulut encore les préparer à suivre les cours; il y eut alors des leçons dans l’intérieur des collèges ; à la préparation des nouveaux venus on ajouta le perfectionnement pour les élèves plus anciens; par cette voie, les collèges les mieux dotés, qui prêtaient le plus souvent leurs salles à l’Université, obtinrent de mettre leurs travaux sur la même ligne que ses cours, et arrivèrent au plein exercice l.

Cette révolution était déjà accomplie du temps de Ramus qui avait vu s’éteindre le dernier professeur public 2.

Après la réforme de 1600, dix collèges seulement conservent l’exercice, et soixante-dix professeurs en activité représentaient avec les Principaux et quelques professeurs émérites la Faculté des Arts.

Quinze collèges avaient péri dans les vingt der-

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