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PRÉAMBULE
d’Erasme, de Rabelais et de Montaigne, contre « ces fouetteurs de Montaigu », dont ils avaient gardé un si fâcheux souvenir; mais d’après certains récits du temps il est permis de croire que de tous les statuts de la réforme, ceux qui recommandaient un peu plus de ménagement dans les peines corporelles ne furent pas toujours les mieux observés1.
Le Latin. — Dans leurs rapports, Maîtres et Elèves sont tenus de parler latin; cette prescription, qui ne se trouve mentionnée dans aucune des réformes précédentes, semblerait indiquer que l’usage de la langue française tendait à se répandre dans les collèges, et qu’en dépit des règles et des premiers enseignements de l’enfance, en dépit des manuels de conversation et des recueils de phrases élégantes qu’ils avaient entre les mains2, les écoliers se servaient le plus souvent et de préférence de l’idiome national. Rien de plus naturel d’ailleurs : mais l’Université n’entendait pas raillerie sur ces matières même en dehors de ses Collèges; et l’on raconte qu’un papetier harangué par le Recteur qui lui faisait des