QUARANTE-SIXIÈME ÉVÈQEE-COMTE DE
Werinhaire eut pour successeur dans l'évéché de Strasbourg Guillaume ou Wilhelm1, chanoine delà cathédrale *, oncle de l'empereur Conrad-le-Salique ; il dut
' . Wilhelmus argentinensis canonicus, • dit Wippon, pag. 435.
• U est nommé Wilhelmus dans son épitaphe, dans quatre actes de 1035, 1038, 1040 et 1044, par Wippon , Herman-Contract , le fragment historique d'Lrst.sius, Lambert d'Aschaffenbourg, le moine d'Hersfeld . ainsi que dans la chronique de Godefroi d'Ensmingen, etc. Il porte le nom de Vilkkelmut dans deux chartes de 1031 et dans le Nécrologe de la cathédrale. Wolfer, l'Annaliste saxon et celui de H.Klesheim, la chronique d'Ebersmiinster, la Notice d'Eschau , une bulle d'Alexandre 111 de 1180 etc. lui donnent le même nom. Il est appelé Guilhelmus dan, la chronique d'Augsbourg.
Goog
son élévation à ce prince. Sa maison ne cédait alors ni en splendeur, ni en puissance à celle des comtes de Habsbourg. Elle tirait son origine de Conrad , duc d'Àustrasie ou de la France rhénane, tué le 10 çl'aoust 955 dans une bataille contre les Hongrois, et qui avait épousé, en 947, Luitgarde, fille de l'Empereur Othon le grand'. Le duc Conrad fut père d'Othon , duc de Carinthie et comte de Vérone, qui mourut en 977, et qui eut quatre fils de sa femme Judith, fille de Godefroi, comte de Verdun. L'historien Wippon nous les fait connaître *. Le premier fut Hetzel ou Henri , duc de Franconie , père de l'empereur Conrad-le-Salique 5. Le second, nommé Brunon, devint
• Tel est le système le mieux prouvé et adopté par Eccard in stemmate Gibellino apud Seheidium Orig. Guelftc, lom. 4, pag. 259 ; par Estor in Specimine de ttatu et origine Landgraviatus Hattia, pag. xi, et in Originibut Juris publiei Hastiaci, pag. 35 ; par Kôler Dissertatio genealogica de Familia Augusta Franeoniea , tab. î, pag. 10, et par Kremer Originum Nattoicarum , lom. 1 , tabula genealogica Gentis Saliece. Le duc Conrad fut , selon Blondel , Eccard , Gebhard , Crollius «t Kôler, fils du comte Werinher. Koler ne va pas plus haut ; mais Eccard qui dit que Werinher fut frère d'Ebcrhard, prévôt de la cathédrale de Strasbourg , remonte par ses ancêtres jusqu'au huitième siècle. Estor, au contraire, mais avec moins de fondempnt, donne au duc Conrad pour père Otton, comte dans la Wéttéravie et le pays de Worms. Kremer, lib. cit. pag. 56 et seq. dit que Werinher, père de Conrad , duc de Lorraine, était comte de Spire et de Worms, et le fait descendre de Beron, qui vivait sur la fin du sixième siècle sous le roi Dagobert 1". Crollius, Origine» Hipontina, part. 1, cap. 3, pag, 77 et seq., fait descendre celte maison de Werinher, qui fut en 7i0 le principal dotateur de l'abbaye de Uornbach , fondée par S. Firmin. Selon lui Werinher VI, comte dans le Spirgau, le Wormsgau et le Naugau, père du duc Conrad, descendait dudit Werinher, qu'il nomme Werinher I.
■ In vila Conradi Salici , apud Pistorium, pag. 425 : « Ipsos vero (scilicel Hel-
• zelonem et Chunonem) ab Oltone duce Francoruni natos accepimus, cum duobus
• aliis Brunonc et Wilhelmo. Ex quibus Bruno Apostolicuï Sedis Romame Ecclesis
• Papa eflectus, mutato nomine, Gregorius appellatus est. Wilhelmus factus - Argentinensis Ecclesia? Episcopus miro modo eam sublimavit. •
* Voyez ci-dessus, tom. 1, pag. 49*.
pape sous le nom de Grégoire V *. Le troisième fut Conrad ouCunon, duc de Carinthie, mort le 12 décembre 1012, et le quatrième, appelé Guillaume, est celui qui devint évéque de Strasbourg *.
Avant que d'être élevé, en 1028, sur le siège de cette ville, Guillaume avait exercé les fonctions d'archi-chapelain ou de grand-aumônier à la cour de la reine Giselle, épouse de Conrad3. Devenu évéque, il se servit du crédit qu'il avait auprès de l'empereur, son neveu, pour agrandir considérablement son église, et pour lui procurer de grands avantages. C'est le glorieux témoignage , que lui rend Wippon. Son épiscopat fut à la vérité moins mémorable que celui de Werinhaire, son prédécesseur. Renfermé dans le sein de son diocèse, il s'occupa particulièrement des devoirs d'un bon évéque : il y vécut dans une tranquille vieillesse, et se mêla fort peu des affaires de l'Empire. Conrad, son neveu , vint cependant très-souvent à Strasbourg, pour y profiter des conseils salutaires de
' Le P. Barre , Histoire d'Allemagne , tom. S , pag. 680 , «e trompe beaucoup quand il dit que ce Brunon fut créé antipape en 1018 sou* le nom de Gréfoire. Ne se rappelant plus ensuite ce qu'il avait écrit quelques pages plut haut» il le confond de nouveau, pag. 658, avec Brunon, évéque de Toul, qui occupa le saint-Siége sous le nom de Léon IX. Dom Calmet, Histoire de Lorraine, tom. 2, pag. 45, teconde édition, commet également deux erreurs, en disant aussi que Brunon fut l'antipape Grégoire, et en plaçant la mort de Villaume évéque de Strasbourg avant l'an 10*4.
• Jean-George Estor dans ses Origines jurit publici Hassiaci, imprimées en 1788, joint a ces quatre frères Berthold , comte de la France orientale , père de Louis le Barbu, d'où descendent les landgraves de Hesse et de Tburinge.
• Regina Arekicapellanu» , dit l'Annaliste de Hildesheim , apud Leibnit%«m , tom. S, pag. 7M. M. Pfeffel ajoute. Abrégé chronologique de l'Histoire d'Allemagne, tom. 1, poy. 158, édition de 1166, qu'il était en même temps archi-chancelier de l'impératrice. Si ce fait est vrai , il détruit l'opinion de Brower, lib. 1 , Fttidtnt. cap. 15 , qui assure que la charge darchi-chancelierde l'impératrice était attachée d'antiquité à l'abbé de Fulde, et le sentiment de Mallinekrot in tract, de
Guillaume. Ce prince y séjourna au mois de juin 1029
11 y revint en 1032, où il passa celui de janvier3, et en 1033 où il célébra les fêtes de Noël avec Henri son fils 5. Dans le temps que Conrad était occupé dans la Bourgogne transjurane, l'impératrice Giselle, son épouse, resta à Strasbourg pendant le cours de Tannée 1034 *. Après avoir soumis tout ce royaume, il retourna dans cette ville, et il y reçut de la part de Henri, roi de France, des ambassadeurs qui venaient renouveler les anciens traités de paix faits entre l'Empire et la France5. Conrad vint de nouveau célébrer à Strasbourg les fêtes de Noël de l'année 1036. L'assemblée fut belle et nombreuse : la plupart des princes de l'Empire s'y trouvèrent ». Le séjour qu'il fit dans cette ville, sur la fin du mois de novembre 1038, est remarquable par la contestation qui s'y éleva entre ce prince et 1 evêque Guillaume, son oncle, touchant le jour auquel on doit commencer l'avent, lorsque la fête de Noël tombe un
archicancell. cap. 7, qui croit que ce fut de. le règne de» Othons que cette dignité devint inhérente à cette abbaye.
' Ughelli Italiœ sacra, tom. 2, pag. 165, edit. secundo,, et Dumont Corp, diplc-
717', °V' POrtie '* W rapPOrlent Un d'>Wrac de Conrad ,
daté de Strasbourg, 12 iuin 1029, Aclum Strasburg, pour l'église de Parme.
nn LeW?!!mede CC Pri0CC e° faVCUr dC Sal°m0D' abbé d* Pfeffe". °P"*HcrgoU,
' Wippo pag. 438 : . An. 1033 imperator Cunradus cum filio suo Henrico nata- • lem Domini m Argentinâ civitate celebravit. .
iUm"1' " B'Jr8""di"m -•K.a.r.x...
re»er.a ad Arp „t,„am „„,„„„, expeda.il rclilum imperalom. .
" U P. Barre, IIMoire a~AUe,nagne, ,„m. 3. pag. 668.
• Annale, Hild«h.im.n«!. apud Duckant. Im. , , „t
.Z' ,om- * ■ : • 4000 ,036- '~ ™-
lundi '. Cette dispute avait déjà eu lieu en France sur la fin du dixième siècle entre les chanoines d'Orléans et les moines de Fleuri *. L'évêque de Strasbourg et son clergé soutenaient qu'il fallait alors commencer l'avent quatre semaines entières auparavant, et ils célébrèrent en effet le 26 novembre le premier dimanche de lavent en l'année 1038, où la veille de Noël se rencontrait un dimanche. L'empereur Gonrad-le-Salique , qui se trouvait alors à Strasbourg avec son fils Henri et tous les seigneurs qui l'y avaient accompagné , ne suivirent pas cet exemple. Ils attendirent encore une semaine, et ils ne commencèrent lavent que le trois de décembre 3. On assembla à cet effet un concile au château de Limbourg, près de Spire, où présida Bardon , archevêque de Mayence , et où la cause fut décidée en faveur du sentiment de l'empereur. Elle fut jugée d'après les raisons de Bernon , abbé de Richenau , qui dans un écrit adressé, vers l'an 1027, au défunt archevêque de Mayence Àribon , prétendit qu'on ne devait jamais compter plus de quatre dimanches dans l'avent, et que par conséquent il ne devait jamais commencer plus tôt que le 27 de novembre , et plus tard que le 3 de décembre 4. Les raisons de cet abbé et la décision du concile de
' Chronicon Weissen burgense apud Wurdlwcin in tubsidiis diplomalicis , tom. 11, pag. 136 : . Anno 1038 dissensio facla est de Adventu Domioi per Doronum Will- • helmum episcopum. •
1 Histoire littéraire de la France, tom. 6, pag. 37. Hériger , abbé de Laobes , qui mourut en 1007, composa, selon Sigebert de Gemblours, deScriptor. eccietiatt. cap. 137, un Dialogue entre lui et Adelbold, clerc de l'église de Liège, et depuis évèque d'Utrecht, à l'occasion de cette diversité, qui était alors dans l'Eglise sur la célébration de l'Avent. Le titre de ce livre cité par don» Mabillon, Annal. Benediet. tom. 4, lib. 51, pag. 193, et qui n'existe plus, ou qui est enseveli dans l'obscurité, était conçu en ces termes : « De Dmidentia ecclesiœ de Advtntu Domini. »
' Pièces justificatives, Hist, d'Als. tom. I, tit. 391, pag. ccxxxvi.
' L'écrit de cet abbé a été publié par dom Bernard Pet, Anecdot. tom. h, part, t,
Limbourg ont depuis prévalu et ont servi à appuyer I usage qu'on suit encore aujourd'hui dans l'Eglise universelle. Cependant celle de Strasbourg conserva encore longtemps son ancienne coutume de célébrer le premier dimanche de Pavent au 26 novembre , et de compter par conséquent cinq dimanches avant Noël lorsque cette féte tombait un lundi '. Cet usage de l'église de Strasbourg, qui n existe plus , nous parait avoir été fondé sur des titres assez légitimes. Le témoignage de Beda , que Bernon allègue en sa faveur, est fort douteux ». Les plus anciens Sacramentaires de Celase et de S. Grégoire font tous mention de cinq semaines ou dimanches dans l'A vent 3 L'année 1038 fut la dernière où l'évéque Guillaume eut
klZtT^ TT" " L'emPereu'- Conrad mourut a Utrecht Ie lundi de la Pentecôte , 4 j„i„ 1039 ». Son
corps fut porté à Spire dans l'église cathédrale commencée par ses ordres , et achevée par Henri III , surnommé le
«1. publié „r 1, m4nw, hZ, ™ \ ' Gr«"'el <" *»t*»
eeril par P,„| BiKn M11, ,„ I ' ' L Homil"ire "« Wcben.»
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miisel. et lectionnaires. q Mma,ne8 dan» Ic» «ncicns
4 Barre, Histoire générale d'Allemagne, tom. 3, w. 681-684.
Noir, son fils et son successeur. Celui-ci , âgé de vingtdeux ans , n'eut aucun concurrent qui osât lui disputer la couronne impériale , et ne soutint aucune guerre civile pour la conserver. Les évêques et les princes laïcs furent tous d'un sentiment unanime sur son élection *. Henri sacré et couronné à Aix-la-Chapelle par Pelegrin , archevêque de Cologne, vint à Strasbourg en 1040 , où il confirma le 22 juin les privilèges de l'abbaye de Pfeffers *. Guillaume , son grand-oncle , continua à gouverner son diocèse en paix tant sous le fils que sous le père. Attentif à procurer le bien de son église, il se signala par des fondations pieuses. L'incendie qui avait consumé le 24 juin 1007 la cathédrale de Strasbourg avait aussi réduit en cendres l'église de S. Thomas de la même ville. Werinhaire avait déjà commencé à la rétablir : mais la mort l'ayant prévenu , Guillaume son successeur y mit la dernière main. Cet édifice moins considérable que la cathédrale , et avancé avec plus de soin , fut bientôt achevé. GuiUaume en consacra l'église en l'année 1031 s. Il fonda la même année la collégiale de S. Pierre-le-Jeune *. Elle était dans son origine une petite église paroissiale sous le titre de S^ Colombe5, située alors hors des murs de la
' Barre, for». 4, pag. i et tuiv.
« Aetum Strasburch dit le diplôme de ce prince, publié par dom Hergott, Gtneal. Habiburg, tom. ï, nûm. 174, pag. il 4.
» Voyei ci-dessus, pag. 478.
4 Fragmentum historicum apud Urttisium. pag. 83 : • Anoo Domini 10S1
• monasterium sancti Thorn» Apostoli in Argentina à Wilhelmo consecratur , et
• sancti Pétri ab eodem inchoatur. >
' Kœnigshoven, Eltastitche Chronick, cap. 4. pag. M,eicap. 5, pag. «77, et Guillimanus , de Epite. Argent, pag. 61. Sainte Colombe , vierge , dont Adon , Usuard et les autres martyrologes placent la fête au Si décembre , souffrit le martjie a Sens, selon les uns en 258 , et les autres en 878. Voyei Tillemont, tom. 4, pag S47. Cette dernière époque e»l adoptée par le Bréviaire de Sens de 17J6,pon
ville de Strasbourg , et attenante à une de ses portes ' Guillaume y établit en 1039 huit canonicats, et y fit bâtir une nouvelle église en l'honneur de l'apôtre S. Pierre Elle fut surnommée le jeune \ pour la distinguer d'une autre église qUI existait depuis plusieurs siècles sous le nom de P,erre' et 1ui fut aPPel«e le vieux , à cause de son ancenneté qu'on fait remonter au temps de saint Materne ».
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■ On lit Ha ...... ? * !'hédn"e «-"""Entent du ,,. !iécl<!.
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' Cette dénomination est Iréi-ancicnn, Fn .«» u
tn 1958 Helwic, prieur dei Dominicain»
d. Strubourg Ml mention ,lt „„,' ' " a"™' /r,eur dM ««".inicalnt
~. r. IW ,.«,,,„, Berthotd nomra ^ ,t T^pT T'T i^""vulgo dicitur Seniorh. "cuesia tanctt Petrt Argenlmensis , qui
1 Voyez Guilliman de Epttcooia Ar„,ni;~. eette hiateirc, „, 188 " '« *
La collégiale de S. Pierre-le-Jeune porta pendant longtemps le nom de monastère , parce que ses chanoines , ainsi que ceux de la cathédrale, vivaient en commun dans un enclos attenant à l'église. Elle fit partie des faubourgs de Strasbourg 1 jusqu'en 4200 , qu'elle entra dans l'enceinte par le nouvel agrandissement de la ville, qui se fit alors *. Deux hommes nobles nommés Wezil et Hatton accordèrent à la nouvelle collégiale de S. Pierre, les biens qu'ils avaient à Richtolsheim et à Wittisheim. Cette donation faite à la demande de l'évêque Guillaume fut ratifiée au commencement de l'année 1040. L'acte fut souscrit par trente-huit témoins5. Hetzelon, qui succéda en 4047 à Guillaume dans l'évéché de Strasbourg , augmenta cette fondation , et établit six autres canonicats. Le pape S. Léon IX , de retour du concile de Mayence , vint à Strasbourg au mois de janvier 1050, et y consacra l'église de S. Pierre , qui venait d'être achevée*. Il y laissa sa dalmatique de soie, qui y fut longtemps conservée comme une précieuse relique , et qu'on exposait chaque année à la vénération publique le mercredi de la semaine sainte. Elle existait encore au commencement du seizième siècle 5 : elle s'est perdue pendant les troubles du luthéranisme. Hezelin , prévôt de S. Pierre signa , en 4094 et 4405 ,
' Les empereurs Frédéric I et Henri VI, dans leurs diplômes de H56 et 1196, la nomment . Monasterium sancti Pétri Apostoli in suburbio Argentinensi. «
* Kœnigshoven in Chronico, cap. 5, pag. 473.
* Pièces justificatives, Hint. d'Als. tom, 1, Ht. 394, pag. ccxxxvii.
* Kœnigshoven, pag. 188 et 477 ; Wimphclingius , Epitoma ter. Germanie, cap. 46, pag. 364, edit. anni 4574; et Cuillimannus , pag. 195.
* Wimphelingue, qui rapporte ces faits de Epitc. Argentinen»., pag. 43 , ajoute que Léon IX accorda à S. Pierre-le-Jeune plusieurs Indulgences , et qu'il est fait mention do ces Indulgences dans une bulle de Boniface IX conservée dans la mai- «on de l'Ordre Teutonique de Strasbourg.
les deux chartes de Hildegarde et de son fils, duc de Souabe , en faveur de l'église de St« Foi de Sélestadt ». Werinhaire II, successeur de Hetzelon dans le siège de Strasbourg, bâtit près de S. Pierre un oratoire, aux prières d'une recluse nommée Utique ». Ce n'est pas ici le lieu d'entrer dans un plus grand détail sur les diverses révolutions de l'église collégiale de S. Pierre-le-Jeune, qui existe encore aujourd'hui dans Strasbourg : nous en parlerons autre part plus amplement. Elle est aujourd'hui composée de quinze canonicats désignés par les quinze premières lettres de l'alphabet 5. Les quatorze premiers sont ceux , qui furent fondés par les évêques Guillaume et Hetzelon. Le quinzième est la soumissairerie du Schulteiss, qui fut érigée en canonicat en 1450 par l'évêque Robert de Bavière. Il y a deux dignités, la Prévôté et le Décanat, et trois personnats , qui sont la Gustodie , la Chantrerie et l'Ecolatrerie. Les offices de cellerier, portier et camérier sont éteints , et leurs revenus employés à l'usage de la fabrique. Le concordat germanique y a lieu pour la prévôté et les canonicats vacants dans les mois du saint- Siége. Le chapitre élit le doyen et confère les personnats*.
envers les monastères, Guillaume les
' Pièce, justificative., Hist. d'AU.. tom. n, fit. 510 et 546. pag. clx et ce. • Wimphelingiu., deEpuc, Argentin, pag. 44, et Berier, inCkronico nu,, fol. 7S.
.•étélT0°iCat f 16 9 ^ 1551 inC°rp0ré à ta cure °« ■« pléta* P" ZTLrZ™, * P,U8 anCiCn' Chan°inW d0ivent *"» P«*™. 1" cinq
p"^T« iM cmq derniers '0U1 diacres- Chacun •* >hv* 4 - *
prendre par rang d'anaenneté l'ordre qui e.t attaché à son rang, douû^ \ZTZ Îï " ""^ ^ 8- ~ vicariat.
PM tenu» à U résidence.
combla de ses bienfaits l. L'abbaye d'Eschau, fondée par l'évéque Kemi , un de ses prédécesseurs , et rétablie par Widerold , attira surtout son attention *. Il y laissa de grandes marques de ses bienfaits , et nous en avons parlé autre part3. Ebersmùnster le compte également dans le nombre de ses bienfaiteurs \ Il fit assembler, en 1031 , en faveur de Rupert, abbé de ce monastère, un synode général de son diocèse. Il le tint à Strasbourg dans l'église de Notre-Dame. Les anciennes donations faites à cette abbaye y furent renouvelées par l'évéque Guillaume, et il y confirma celle que venait de faire , en sa présence , une dame noble , nommée Berthe de Gries *. Ce fut aussi sous l'évéque Guillaume , que l'église de Strasbourg obtint des biens considérables en Suisse, dans le lieu d'Embrach, qui est aujourd'hui un grand village, situé à trois lieues de Zurich , dans le canton de ce nom °. Hunfrid , issu d'une maison illustre, alliée à celle du pape S. Léon IX7, avait été çlevé à Strasbourg dès son enfance , et y avait obtenu
• Wimpheliogue. de Episc. Argentin, pag. 41, rapporte que l'évéque Guillaume dédia le 3 novembre 1038 une chapelle qui était située dans l'église paroissiale de Keyl, en l'honneur des saints Philippe et Jaques, apôtres, des saint» Georges , Alexandre, Guy, Victor, Sigismond et Walburge.
f Notice de l'abbaye d'Eschau, écrite vers l'an 1066, et bulle d'Alexandre III de ltsO.
' Ci-dessus, pag.
' Chronicon fiovicntense, g «l et Î3.
4 Pièces justificatives, Hist. d'Als. tom. 1, M. 387. pag. ccxxx».
' Kmbrach ou Embery, est situé près du chAteau de YVulfling-n, entre Klotenet WuuiM. à un quart de lieue de la rive gauche du Tœss. Leu, HelvetUche, Ltxvcon. tom. 6, pag. 31»,
' Sulger. in Annal, itonaittrii Zvifaltentis, part, i, pag. 1», àH queAdela.de, sœur de Hunfrid, était cousine de c* p^pe. Cghclli. Italia tacra, tom. 2, pag. 860 edii. Me. , te trompe quand il dit que Hunfrid était frère de l'empereur
m HISTOIRE DE L'ÉGLISE
un canonicat dans l'église cathédrale Liuthon ou Lutold, son père, de la famille de Montbéliard », était comte de Wùlflingen ». Willebirge, sa mère \ passe pour avoir été sœur de Gerlach, comte de Lahngau et de la Hesse8. Ce chanoine , après la mort de Liuthon , eut beaucoup de peine pour retirer l'héritage paternel des mains de ses parents, qui voulaient le lui enlever. Maintenu par les juges du pays dans la possession de ses terres d'Embrach, Hunfrid les accorda avec toutes les métairies, biens et habitants, qui en dépendaient, du consentement de Willebirge, sa mère , à Guillaume , évêque de Strasbourg , et à l'église de Notre-Dame , pour lui et ses successeurs dans l'évêché. Il s'en réserva l'usufruit pendant sa vie et celle de sa mère. Guillaume lui accorda en reconnaissance deux cours épiscopales, situées à Sultzmatt et à Wolf-
■ E*o Hunfredus, Dei gratia non inHmi. ortu» natal ibus , sancte
. Eccle,,e canonia nutrilus, . dit Hunfrid lui-même dans sa charte de tOU. Voir cette charte, Hutotre * Alsace, tom. t, pièces justificatives, p. ccxlv,. ,i,\oo Comme le disent Crusius, Annal. Suevic. tom. 1, part. *, /,*. 6, pag. *05, ei u ger i, . c. pfl^ „ et la. La chronjquc de ^ > ■ -
S par le mo.ne Ortl.eb , cap. 1 , apua Hess . ,„ scriptonous re, GuelAc. paç.
. uZTj^ 'l'r* d'ACha,m' éP°"8a ' ™- "obilissimf JI
îororem v H , *T ' ™ * W«lwltai" -mine,
. .ororem v.dehcet Hunfridi, Ravennalensium archiepiscopi. .
Zurich, ^ueUUpp 1 „ ai 0 *"* " ^
château de nnm . V Embrach. On voit encore les ruines du vieux
mtoe C" ' a blllr un "°»veaii château dam la villaCe
• c'rnlT : <led0",nl in «VrachUwjUr. .
Cma,. ,. p,™,, krt,„er, '
gangsheim, dans la Haute- Alsace. L'acte de donation est daté d'Embrach de Tannée 1044 *. II fut souscrit par plus de quarante seigneurs du Thurgau , dont plusieurs joignent déjà à leurs noms ceux de leur château *. C'est une des premières donations que nous avons, dans laquelle les seigneurs commencent à joindre à leurs noms de baptême ceux des terres dont ils étaient possesseurs. Hunfrid fit présent , dans le même temps , à l'église de Strasbourg , du monastère d'Embrach et du village voisin de Seuzach , conjointement avec Adélaïde, sa sœur, mariée à Rodolphe , comte d'Achalm 3. Le chanoine Hunfrid devint, en 1047, archevêque de Ravenne *. Place sur le siège archiépiscopal par l'empereur Henri , il ne l'occupa que pendant près de cinq ans. Il mourut le 23 aoûtB 1051 . CA son décès,
' I ièces justificatives, Hist. tl'Als. (oui. 1, lit. 400, pag. ccxlvi.
* On y trouve entr'autres Clric d'Ester, Bernger d'Illnau , Berthold et Ulric de Toggenbourg. Erbon de Hundweil, Wallher d'Ebersperg, Lutold d'Aflblteren, Ocbelin de Flaach , Buggon de Hellikoven , Wipprecht de First , Adelbert de Stadel , Adelbold de Hetllingen , Lambert de Rorbas , Etton de Winkcl , Thierri de Bulach, etc.
1 On lit dans l'histoire de la fondation de l'abbaye de Zwifalten , écrite en 11S8 par un de ses religieux nommé Berthold, apud dictum Hes$, pag. 207 : t Adelhait
• 'de castello WulfJïingen nuncupato , uxor Rudoin de Achalmen) eu m fratre suo
• Hunfrido Ravenatensi episcopo Prœposituram Embirrach et villam llabsbach ■ Argentinensi ecclesiœ contulit. • Crusius, Annal. Suevic. tom. 1, part. 2, lib. 8, cap. 8, pag. 269, qui rappelle la même donation , en donnant des extraits du mss. du même Berthold, ML Sabtach au lieu de llabsbach. Nous croyons que la leçon de Crusius est meilleure , puisqu'elle revient au village vois;n de Seuzach , situé aussi dans le canton de Zurich.
4 Oironiron Zwifaltense, apud lleis , pag. 217 : . An. 1047 . Hunfridus de
• Mumpligart, avunculus Luitoldi et Cunonis, comitum de Achalmen, Ravenn*
• episcopns fartus est. •
' Necrologium Zwifaltense, ibidem, pag. 264 : . x kal. sept. Hunfrit, episcopus « Ravmne, avunculus Liutoidi, comilis. • ' Uermannus contractus, apud Canitium, Itct. antiq, tom. 3, pag. 271 : ■ An.
• 1051 Ravenna* archiepiscopus Hunfridus veneno, ut aïunt, subito periit. » \oyet
Adélaïde, sa sœur, et les seigneurs d'Achalm, ses neveux, réclamèrent l'héritage d'Embrach , en contestant la donation que Hunfrid avait faite à l'église de Strasbourg. L evêque de cette ville fut obligé d'en venir à un accommodement, en vertu duquel Adélaïde et ses fils renoncèrent, vers l'an 1053, à leurs prétentions, en présence de l'empereur Henri, ainsi que des évêques Kumold, de Constance , et Gebehard , de Ratisbonne L'église de Strasbourg nepossède plusrien àEmbracb depuis plusieurs siècles : ses évêques confirmaient encore au quatorzième les prévôts de cette église dépendante de leur siège. La plupart des biens, qui provenaient de la donation de Hunfrid, furent accordés en fief aux comtes de Toggenbourg. Ceux-ci les vendirent aux comtes de Kibourg, d'où ils passèrent à la maison de Habsbourg-Autriche. Elle les possédait encore, en 1308, à titre de fief relevant de l'évèché de Strasbourg *. Embrach appartient aujourd'hui à la république de Zurich. Elle jouit aussi des biens du monastère de ce nom , qui , comme nous venons de le dire, avait été également soumis à l'église de Strasbourg; on ignore l'origine certaine du monastère d'Embrach \ Quelques-uns l'attribuent à la sainteté et aux miracles d'un
•ur Hunf. i.1 Ughelli, Italiœ nacra tom. 2. pag. 360, edit. tecundat , Rossi, in Hittoria Ravtnnœ, et Fleuri , Histoire tcdènattique , tom M , liv. 59 , pag. 598 et 59».
• Pièces justificative», tlist. dAls. tom. 1, Ht. 418, pag. ccuxix.
• r.es biens sont détaillés dans un vieux registre des revenus du comté de Ktbuurg, rédigé en 1808, et conservé dans les archives de la république de Zurich. Le cadastre des biens d'Embrach commence ainsi : . Offlcium Embraehe. Dis* sind . die Nutt und Rccht, m die Herrschaft hat an LÛten, und an Cut, und an Gerichten . m dem Acnt ru Embirach, die kauft sind von dem Gnlen von T«wnh.irir. und • .lie selben die Herrschafl zu Lehen hat von dem GoUhus tu Stra.burg .
• 8tumpflr, Schweitier ehronick, Itb. 5, cap. 35.
pieux hermite, tué, au commencement de l'onzième siècle, par un de ses confrères , envieux de la réputation qu'il s'était acquise dans le pays de Zurich '. chapelle qu'il avait habitée devint bientôt après une église et un monastère de chanoines-réguliers, qui avaient, en II 89, à leur téte, Regenhard pour prévôt*. Il tut sécularisé dans les premières années du treizième siècle par Ueinhard , comte de Kibourg, chanoine et archidiacre de l'église cathédrale de Strasbourg, qui y établit douze chanoines, et qui en fut le premier prévôt séculier1. Les noms de ses successeurs sont connus jusqu'au commencement du seizième siècle \ Conrad de Tengen, élu prévôt en 1337, fut confirmé la même année dans sa dignité par Berthold , évéque de Strasbourg \ Les chanoines d'Embrach vivaient , en
' Petrus , in Germania Cunontco-Augustiniana, apud Michaelcm Kuen, Collectif) Seriplorum rerum hntorico~monastico-eccle$iasticorum, tom. i, pag. 93.
* Hottinger, in Spécula Helvetiro-Tigurino, pag. 364, a publié un acte de Guillaume, évêquc de Sion et de Guillaume abbé d'Agaune daté de l'année 1 1 89 adresse « dilectis in Chnsto Imbriacensis ecclesia? ronfratribus. • Ils y attestent que Regenhard, prévdt d'Embrach « Rcvercndus Imbriacensis Pnepositus Regen-
• hardus i avait obtenu à Agaune quelques reliques des martyrs de la légion Thébéenne.
* Petrus, iib. et pag. cit. Ce Reinhard est peut-être le même que Reinhard nommé dans des actes du grand-chapitre de Strasbourg en 1203 , comme chanoine sous-diacre, en 1808 comme portier et en 1311 et iîiO comme grand-prévAt de la même église.
' Leu en a donné le catalogue dans son Dictionnaire allemand de la Suisse , tom. 6, pag. 315 et seq.
* ■ Ecclesiœ Imbriacensis ab antiquo teelesia noslra Argenlinensis est patron». .
• conlirmatio prepositi Imbriacensis ad episcopum Argentinensem ab antiquo pertinet, . dit l'cvAque Rerthold dans ses lettres de 1337 , dont l'original se trouve dans les archives de l'évéché de Saverne.
On trouve dans les archives de S. Biaise un acte donné en 1**5 par . C. Dei
• gratia prepositu» Imbriacensis. » Cod. diplom. Hist. Silvse nigra? , num. 87 , pag. 138.
1517, dans le plus affreux désordre Ils suivirent, peu après, les erreurs de Zwingle, et Zurich se saisit, en 1525, de leurs possessions ». Ses biens sont aujourd'hui administrés, au nom de cette république, par un des membres du Grand-conseil.
Levéque Guillaume mourut, dans un âge fort avancé la nuit du 6 au 7 de novemhre 3 1047 \ après un épiscopai de dix-neuf ans. Il fut enterré dans l'église collégiale de 6. Pierre -le -Jeune, qu'il avait fondée dans la ville de Strasbourg. On y voit encore sa tombe à l'entrée de la nef qui sert de temple aux luthériens «. L epitaphe suivante s'y trouve sculptée à lenteur de sa figure : mais les quatre vers qui la composent sont presque tous effacés :
« Mille quater denos septem quoque viderai annos « Chnstus, Wilhelme, hoc dùm tegerere solo;
Jl.°T PeUtiT PCinlUre9 e" Cl ™ «PPOrté. par Blunt-
ch., . M morabtllum Tigurinorum, pa9. 20-22 terliaediL Ccs ^luïes l UmL
l \7T T" dCMrdrM d" ^«^brach, forment qualo ^fl Z et entêté gravée, à Zurich en 1772, d'après la copie originale UréVpa lu!n7^ ; Ho^en, de 0rigtne Monachatûti Cflp. ^ ^ ^ «otUnge,.
a« - te^ " -? - — Chaume
• bach plénum servicium. . C*^T^^™ T"*" °bi'1 = * ^
• wi Idus novembri* Wi.K . P'^re-le-Jeune la met au 6 du même mois;
- novembre. Lt ^ * ^ ?
^* 7' t>ui Plac* sa raort au vn des Ides de mai ' P *
poncée™ ;:f:r„ rrr «r— -»»» -»«
mon de Cuill.ume 4 l'ann6e , ot6 W- ■ place I.
«ve,ne Hel«I„„, son 5u«CSS(!ur „ |rout( 4
« Argentinensis fueras qui Prœsul , et octo « Fratribus hanc edem, doteque munieras. »
Comme cette épitaphe, ainsi que celle de Tévéque Hetzelon, son successeur, se trouvent dans le temple luthérien , les chanoines de S. Pierre-le-Jeune leur firent élever, en 1763, un monument dans leur église avec l'inscription suivante sur une table de marbre noir :
PltSSlMIS HCJUS COLLEGIATjE FUNDAT0R1BUS , EP1SC0PIS ARGENT1NENSIBUS , VMLHELMO 1 ANNO 1047 DEFLNCTO , HETZELON I DENATO ANNO 1065.
NEC NON 1NSIGN1 BENEFACTOR1 NOB1L1 YIRO 1IUGON1 DE ZORN * IN IIAC ECCLES1A SEPULTIS RESTAURATUM PERPETUA GRATITUDIN1S MONDMENTUM ANNO MDCCLXIU.
' Guilliman, de episcopis Argentinensibus , pag. 193, rapporte aussi celle épitaphe, mais peu corrcclemeni ; car il lil Gulielme au lieu de Wilhelme el il substitue denuo à la vraie leçon qui est doteque. Le P. Laguille , Histoire d'Alsace , partie 1, tiv. 14, pag 165, edit. in-fol. et tom. 2, pag. 321, edit. in-8% fait une mauvaise construction du premier vers et place la mort de l'évéque Guillaume à l'année 1074 au lieu de 1047.
• Ce Hugues de Zom, prévôt de S. Pierre-le-Jeune, fut en 1317 et 1819 un de» principaux bienfaiteurs de celle église, et mourut eo 1828.
HETZELON ou HEREMAN
«DlBJIHîe-SEFnÉHE ÉVKQDE- COMTE M STRASBOVBG
Guillaume fut remplacé dans le siège de Strasbourg par Heteelon, prévôt de la cathédrale de Spire'. Henri III roi de Germanie , ayant été couronné empereur à Rome,' le 25 décemhre 1046, retourna en Allemagne l'année suivante , et vint passer les fêtes de Pentecôte à Spire. Heteelon s y acquit l'estime de ce prince qui, ayant appris la mort de lévêque Guillaume, arrivée au mois de novembre, lui conféra l'évéché vacant ». Heteelon fut sacré la m me année J047*. Son nom est diversement écrit dans les d.plômes et par les historiens du temps «. Mais
«Jj?*Mn COntraCtU8, °d mnUm mi tX m»' Domini L. B. de Zurlauben et apud Canmum, paa. 268- . ri™„ a • ». «« tunauoen, et
• contfih.it infcr flL ' ?' m lCmpUS 'mp€rator ,'rœsu," «on nullos
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.<1erunc,0....p0nliftce3;r^P:œP05ltUm WiIIehelm° ™ ^ore
• H- impeL,:%ri 1 ' Ann° 1047 HCn-
• pnspositu, fuit. Obierat enim w «W01 Wnsti^> prius Spir*
• autuma.,. , en,m W,,hClmU8 ^entinen*. episcopus in prœterito
1 Chronica Augustensis, apud Slruvium lom i «
• randus Argentin. ^^^.^ '°m- *' » 4M- « Anno Her- 4 II est nommé Uelielon dans son éniL™h. a
inscription du prieuré de S Marc h ' CharlC de 1064> dans une
le-Jeune. el da°S ,e de la collégiaJe de S. Pierre-