‹ Œuvres historiques inéditesChapitre 192 sur 494 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

tlommenl ei^core Té dtct Totntalri fnt tottainct par kccdflatioo de pliriBeim meniis larchii».

Jehan Toustain encorie de reéhief fnt rattaint et accusé de ronltitilde de persotines de: meschancetés , dont lui vivant et en rëgtté on ne s'estoit osé doloir. IJt venoient les uiigs et les aullres à qui le duc aultreibi^ a voit fuit des dons et fait délivrer par la main du dict Jehan , que de cent escus non avoit fait délivrer pour soixante, et aultres sommes grandes et moindres ; laquelle tontesvoies il comptoit entière. Et rappinoit ainsi à tous \et, jusques à estre devenu rice pa^ excès, et jnsques & achepter terres des barons^ et allyer ses enfans en sang semblable. Car avoit allyé ung iseul fils qu'avoit à une fillette du seigneur de Boussn , baron dé HaynauU , dont la femme estoit fille dti seigneur de Lalaing. Et par ainsy il avoit attrait à ly d*Ung des haults sangs de Hainault ; car pour ce temps, Boussu et T^laing estoient en bonne estimacion entre tous lés aultré^ pour cause que les personnes valoietat autant î^ue les meilleurs dé ce temps pour îé quartier. TbutesVoies quahd ceull dé Lalsûiig et BoiissU Vn*ent cestm isiccident , et que Toustain estoit Mort infime , vindrent par commun accord vers le diic liii dire que : posé que Talltance de leur fillette avoit esté accordée au dict Toustain pour son fils , eulx veiiii^ en éâge , considéré toutesvoies quels ils estoient et dé quel sang, et comment ledlct Toustain êstôit fine honteusement et n'estoit que img valletde-chambre , ils tenoient ràlliànce à nulle ; et de fait ce qu*bncques en avoit esté dict et promis ils le révoquoient et Tannulloient. Et de ce requirent et prièrent son adveu ; qui Toulentiers s'y consentit , et en mit lé droit devers eulx Jà -soit ce que la vefve, qui moult poirvoit envers le duc, s'en monstra durement indignée envers les aultres , qui moult par avant leur avoit fait des services , à cause de ralliance. Mes elle en fit comme folle , car n*estoit de nulle valeur pour eulx , si non par aveugle fortune qui maintenant estoit tournée.

Geste fille icy, qui estoit filtè k'^ttg botnrgeois de Dijon , avoit apik)rté avêcq elle , qaàiâd ce Toustain la prist, et mottstra tnonter k dix mille francs son vaillant de par elle. Dont patce que le duc, en commune voix, setebtitA tout voloir cotifiSiquer cb qui festoit délaissé de Toustain, \îht aii dïic et luy pria que le sien au moins demoraèt firaiic ; tar, posé que Son nkari avoit délinqué , ad moins elle diSôit que n*en povoit mes, et ne le devoit comparer. Sùl*qtkDy lé dbc, qui tousjours esPolt courtois aux daihes , fist respônse et Itîi promist dé M gardel* son droit et de faire d'elle aussi pitis , telfemieht qUe n*anroft cause de is*étt plâifadire, comme il fist en Tabregié ; car la laisMi rIce de cinqtiante mîUe escus , qu'éh ung qu'en autre. Et pour filiale issue dé cestc matière ; afin que jamès ne fust plus mémoire dés enfiifis, lé doc les Jugea pai* sentence : que le fila seroit moine en Affligem auprès d'Alost , et là fille jacMbinesse en une religion auprès Bruges, boni Itk sentence fut accomplie et mise à èfiëct.

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