‹ Œuvres historiques inéditesChapitre 238 sur 494 · CHAPITRE LIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE LIV

Comment ceste déllyrance des terres dessus dites a esté subitement procurée par le seigneur deCroy.

Aulcuns pour ce temps-ci disoient que ceste délivrance des terres sur Somme estoit procurée subtilement par le seigneur de Groy , moyen entre le roy et le duc pour parvenir à ce, et que le dict de Groy tant plus volontiers y veilloit pour Tinstance du roy , comme il se sentoit plus en male-grâce du comte de Gharolois , à qui elles dévoient escheoir. Gar, comme par la main du roy conlendoit à soy fortifier pour le futur temps contre ses mesvueillans , condescendoit bien à ce aussi que cest escu fust osté au comte , pour le diminuer tant plus en sa force. G'estoit ung argument que pluiseurs faisoient contre le seigneur de Groy touchant ce cas, et lequel, par pluiseurs circonstances tous les jours apparentes, tenoit grand lieu. Aultres disoient : que posé que ceste peticion meust particulièrement du roy , pour avoir son royaulme entier, et que le roy pour à ce parvenir presist le seigneur de Groy pour moyen , comme par qui tout se faisoit devers le duc et riens sans ly , toutesfois ledit de Groy, sentant et sçaichant vraiement la nature du cas quelle elle estoit, et que le duc, alors quand il seroit semons de restituer les terres par satisfaction à ly offerte , n'en pooit reculer, tant par la vertu première de la paix faite à Arras, comme par serment renouvelle à Sainct-Thierry , au sacre du roy , là où le roy Loys fit promettre à tous deux , père et fils, de rendre et restituer les terres engaigées en sa main , à Teure quand on luy offriroit les deniers ; là où non tant seulement le duc s'obligea par nouvelle promesse, mes le comte son fils en cas pareil , sans y contredire. Et par ainsi le seigneur de Groy voyant et considérant rq)portunité du faire quand il plairoit au roy , et que de contradiction n'avoit point en la partie aultre , qui peust estre de valeur, je croy bien que assez legièrement condescendit en acquiescer, le roy en sa peticion; et que s*il Tenst aussi bien volu et tendu à rompre en celle ocinittidaiice « oomme non fit, ne se fostpastuit or.te doc

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