‹ Œuvres historiques inéditesChapitre 279 sur 494 · CHAPITRE VIIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIIL

Comment, delà part da seigneur de Chasteau-Gujon, furent aussi envoyés audict Hesdin deux autres personnages , pour la meisme difficulté.

Pe Faultre coslé, du seigneur de Chasteau- Guyon furent envoyés pareillement et vindrent à Hesdin deux nobles personnes et très belles gens , Tung chevalier de par le comte de la Marche, et Tautre escuyer de par le comte à'Armignac , h la meisme cause et intencion comme les deux autres ; est assavoir pour persuader et prier au duc de Bourgoiugne que voulsist tenir le baston droit pour ung et pour aultre , sans décliner à faveur nulle part, considéré encore que autant lui compétoit le droit de Tung que de Taultre ; car aussi-bien Fung comme Faullre estoient ses parens et subjects ; et à tout ce dont la question movoit entre les parties j il estoit seigneur souverain et pertinent Juge ; par quoy prioient : qu^en ensieuvant sa famé et haute renommée, par toutes terres, de sens et preudomie , et souverainement de nette jiistice er équité maintenue tout son temps , il voulsist ici soi monstrer vrai droiturier juge et prince souverain , comme la question des deux parties estoit mise devant ly pour estre oye le vingtiesme de juillet, lequel il leur avoit establi meismes et mandé pour les accorder ensemble. Si fut le duc très bien content de leur requeste et de leur venue, et leur fit faire bonne chièrc. Et, attentendans là le jour à venir, qui estoit le vingtiesme de juillet , s'avisèrent et conseillèrent cependant avec les clercs et coustumiers du comte de Bourgongne sur leur fait que avoîent à conduire, et sur la vertu du testament fait par le prince. mort, qui estoit tout le fondement de leur cause.

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