CHAPITRE VU
Comment messira Janiues de Saincl-rol , et messlre Ilichiet (le Ptrlenay, \indceiit & llcâilin en Tarear du priuce (l'OreDge, pour une iliniuullé. de <leu% frères Teoflns de d^nx lits.
Dont en ce meismes temps et pendant que le roy esloît ù Dampierre, vinrent audict lieu de Hesdin , messire Jacques de Saînct- Pol et ung aultre noble chevalier de {p-aod faction , nommé messire Micliîel de Parienay , Iramis vers le duc de Bouryoingne en faveur du prince d'Orenge , pour une difficile question qu'il avoil encontre son frère, le seigneur de Chasteau-(iuion , son frère du second lit , et lequel ledîct vie) prince novellement mort avoit engenré en la fille du viel comte d'Armignac , celle qui avoit esté pourparlée , comme a esté conlù en autre lieu , pour le roy Henry d'Angleterre, avant que le mariage de ly feust traictié de la fille au roy de Cécile. Or s'esloit cestui noveau prince d'Orengcs , que l'en soloit .ippeler seigneur d'Arguel , mal porté longuement envers son père le viel prince. Et à cause de ce que assez , ce lui sembloil , l'avoit porveu de seigneuries cl de hautes possessions par le traitic de son mariage à la seur du duc de Bretagne , niepce du duc d'Orliens , et montant à la somme de trente mille francs de rente, lui considérant ce, et que d'un aultre lit avoît enfans aussi de hault lieu venus, et que plus mettoit espoir en iceux de goveroement et de haute attente, avecques ce que le cuer s'y tira beaucoup par amour, certes fist un tesCiment, ce dsoit-l'on, grandement préjudiciable h sou aisné ; et revostiant l'uisné du second bt de multitude de seigneuries et de liaultes
possessions, l'ordonna h cstre aussy grand ou plus que son aisné , en ruyno et désertion de la maison qui avoit esté jusqu'alors en ricesse, pour ung vassal, une des grandes des crestiens. Si s'en dolu durement le nouveau prince , après le décès de son père. Et l'aultrâ du second lit se voloil tenir fort et ferme emprès l'ordonnance de son père , et riens en Icssicr. Dont cbascun, soi sentant puissant pour pooir mainienir son esirif par vertu do parens et d'alliances , en quoi se senloient forts , premièrement se submîrcnt à leur prince souverain , le duc de Bourgoingne , pour en attendre son jugement. El d'abondant, afin que chascun te Irouvasl assisté de ses parens, envoyèrent vers iceux leur signifier leur débat , lendans cbascun par l'aide des siens vaincre et venir à son desseure de la cause dont l'ung et l'aullre gisoil en trouble. El pour cesle cause , comme j'ai dit , le duc de Bretagne y envoya messire Jacques dâ Sainct'Pol , qui estoit par de chà à celle heure, et messire Micliîel de Parienay , pour ra» corder au duc de Bourgoingne le faict de son beau-frère le prince d'ûrcnges, lequel de sa seur avoit ung très gentil jouvencel de dix-huit ans , bien adressié , et de qui ce eusi esté dommage et grand porte pour le leoips 4 venir se la maison eust esté ainsi esclisée par partuige du maisné. Si furent les dessusdicts chevaliers bienviéj;niés et bien venua du duc de Bourgoînj;ne et de la chevalerie, et fesloyés et receus en audience. Et comme vrai fut que le duc fuvorisoit beaucoup à la querelle de l'aism-, ot envis souiïroit une se haulle maison comme celle d'Orenges diminuer et descendre en son temps pour partatgc d'ung maisné , tis( responce amiable aux gens du duc de Bretagne : que ce qu'il poroit faire en feveur dudict duc, honneur et droit sauves, U le feroit de bon cuer ; et tenroit la main à ce que son ncpvcu , le fils du prince , ne seroit point déshérité, s'il pooit, en future seigneurie ; car ce jeusne lils , fils du prince et nepveu du duc de Bretagne, avoit alliance meismes avecques fia niepce, fille h messire Âdo'f de Clèves ; el par ainsi il le devoil garder et delfemire ly meisuies allenconlre ses lori-faiseurs.
lieu dcu , après le parlement du roy de Hesdin , lorsque les deux parties conviodrent ensemble à lem* jourj devant le duc. Et jusqu*a-*