CHAPITRE X
Comment les ambassadean reTinrent k Arrat»
-^ Quand ces seigneurs bourgoîngnons oyrent ainsi parler le roy d'Angleterre , dont les mots tranchoient comme rasoirs , durement furent esbahis ; et y ot tel qui fremissoit en la fierté de ses termes. Mais non pourtant fiiloit-il parfeire ce pourquoy estoient venus , et emporter aucune conclusion en leur cas. Si parlèrent à ly à part aucun d*enlx , qui estoient ses accointés, et luy pryèrent pour aimable expediciott , ou an moins pour convenable jour d'assemblée, une autre fois, là où leur maistre pourroic envoyer en bonne résolue provision à son aise. Mais en vain labonroient , car ne fut desmeu ui^ pas, pour homme , de son pourpos. Bien leur disoit et estait d'accord , que partie d'euhc s'en rallassent à tonte diligence vers leur maistre, Tinformer de ce qu'ils avoient trouvé , et Fautre partie demeurast vers hiy jusques au retour des autres , auxquels it s'attendroit du foit et du failly selon le plaisir du maistre , pourven qu'il ne leur feist longue. Si le crurent et obéirent. Que volenliers, que envis firent leur parchons de demonrer, et l'autre pour partir isnellement. Si furent Tes partans me semble messire (i). .
demorèrent andict Kcu bien pensés. Si arrivèrent les envoyés audit lieu cf Arras ; et venus devers leur seigneur lui raecontèrent la manière de leur retour vers luy , et ce que avoient trouvé audit roy, où il les avoit destiné , et toutes ses aigres et précises parollcs, sur lesquelles luy prioient avoir hastive délîbéracion en conseil et conclusion résolue de
(1) lacwie dns le maBwcrit*
besoingner ou de non ; car , de la part du roy anglois , trouvèrent la chose si mise en eslroit que à peine soufiroitrelle délay.