‹ Œuvres historiques inéditesChapitre 32 sur 494 · CHAPITRE XXL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXL

Jmè trêves dttotééts psr m wf sngloîffi ef eonnwnC aDcons députés des bonnes vUlet Arras.

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Or estoit le jeune duc beurgoingnon , par ceste manière de faire , constraint de hastivement conclure en son fait et de venir a« chois ou d'avoir les Ânglois , anciens ennemis du royanlme , pour luy, ou de les souffrir aler à sa partye adverse qui les requéroit contre luy. L'un lui sembloitcasde sa grand fouHe et l'autre une œuvre aucunement contre son cuer, car ne les amoit. Yoiant tontesvoies.la mauvavstié de ses ennemis qui ne chassoient que à faire le meismes de luy que du père, et considérant que le roy anglois ne tendoit que à tenir en division l'ung des royaux bras à l'antre, par se joindre à luy, et que le joiact

[I4i0] CHRONIQUE DU

seroit yaincaer de Tautre dessevré, sainement conclut luy sembloit plus devoir accepter les Anglois en son ayde , que de les souffrir venir contre luy en sa mortelle destruction ; car entendre fault que , sans faulte nulle , le roy anglois eust prins et très tost Tune extrémité ou Tautre , non-cbaillant à qui que fiist la foulle , mais qu*il parvenist à ses fins ; si que il failloit hastivement délibérer. Ainsi les avait-il mis tous deui. Parquoy luy, le duc Pbelippe, astraint d'bonneur et de couraige , plus tendant h rompre Torgueil de ses emiemis quesoymeismes forii(Iier,parautruy 9yde, conclut et délibéra Talliance angloise. £t défait, pour en faire fin, renvoia bastiveq^ent ses gens de devant retournés atout puissance de besoingner et de conclure avec le roy anglais, comme si luy meismes y^eust esté en personne; et si rien y failloit de singulier espoir que euU deux les princes , puis que Taliance en seroit faicte , se trouveroient ensemble là oit tout se pourroit parfaire et parfiner, si rien y restôit de difficile. Si s'en retournèrent arrière audit lieu de Rouen , là où TAnglais roy les attendait , et apportans plain povoir et faculté de tout ; dont il fut si joyeulx que nul tant. Besoingnèrent et traietairent Taliance , fraternité et service Tung à Tautre ; et obtindrent trêves fermes et establcs pour toutes les villes du royaulme du party du roy et du duc , pour un certain nombre d'ans, qui grandement resoulageoit le peuple par tout , et en fit de grands joyes. Les jouf s pass^eat ainsi ung après autre , tousjours en ei^ploit d'aucune opportunité. Et vint le dl^septième joiu* d'oc* tobre, que ceulx de bonnes villes de Flandres aucuns, avec pluiseurs grans seigneurs, esr toient semons de vemr à Arras. Sy y vindrent tous , et comparurent à la journée les requis : premièrement, messirejeban de Luxembourg et tous les seigneiu*s et capitaines des pays de frontière, avec les députés des bonnes viUes , mandés et requis d'y esire. £t eux as* semblés en grand nombre devant le duc, a$sis en siège paré, proposamaistre Henry Gcethals, doyen de TégLise de Liège ; et après Qudntes belles persuasions , leur requist finablement que , comme ils avoient esté tousjours léaulx serviteurs et bienveuUans au père , que ainsi

DUC PHILIPPE

au fils ils voulsissent estre semblables , et prochafnement , en ung exploit lequel il enr» tendoit à faire bientost pour le bien du roy et de tout son royaulme-, et à ceulx des bonnes villes requist aussi que , en tenant tousjourft le pariy de Bourgoingne , ils promeissent et jurassent de donner infailliblement confort et ayde à cestuy prince , toutes les fois que ba^ seing luy seroit. Laquelle requeste, avec Tautre qui. précède, f ut isnellement accordée de tous j et promise d'estre léalment entretenue à tou§jours»

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