CHAPITRE LXXVIL
Comment pour plusieurs fois les Croyois chenrent sot leurs pieds du ^iel temps eu tout eslèfement de gloire.
« après encore , et après ceste réunion faite à Bruges , et^ qui arrière retourna jà la tierce fois comme en frivole, rencheurent les matières en leur prenûer estât , les Groyois sur leurs pieds du viel temps , plus et plus durs encore en tout estevement et gloire , et que la prise du bastard de Reubenpf é se fit à Gorkem , et que le 'roy se formoit de tous points ennemi du comte , portant et honorant Groy et les siens , et que le duc meismes se perceust et estoit averti d*estranges personnages dressiés , non pas tant seulement contre son fils , mes contre ly-meismes , et de quoi ly- meismes fist fondement et occasion de partir de Hesdin , là où le long demorer , au point que les choses se véoient alors , n'estoit point sain pour ly , et meismes assez de fois avoit murmuré en iy-meismes sur le vol que cestas gens cy prenoient devers le roy, en disant, que bonnement ne pooient servir deux maistres léalment , le roy et ly ; et véoit tous les jours et ooit chose de soupechon et de desplaisir ; et de quoi ly venu à Lille , f u accueilli aigrement son fils de ly, et araisonné de Tambassade du roy , et tout pour ce bastard, et le soudain département de Hesdin qui desplaisoit au roy , et tout par Ténortement et subtil démener de Groy , affin de soi parer et nettoier de Temprise du bastard ; et là où 'le duc , par pité de la bonne cause de son fils et par délectation qu'il prist en ly , Tincorpora en sa responce, deffendeur de son honneur et léaulté , disant : que oncques n'avoit commis faute ne meschanceté envers nul , ce sçavoit bien , ne en quoi il fust à reprendre ; et à tout ce depuis , et qu il véoit bien qu'on en voloit à son fils et à ly , et que touchant ceci , son fils\ pour plus amplement rinformer de la nature du cas et du malvais temps qui corroit lors , se tira devers ly en •on oratoire , parlèrem. eoBeoible à larmes et àdorregnfttfi ii MpfMft.^ rer