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Question commenl le duc Uint ilunnoii île cri aux Ci'ii)i)iscuiigtioissiint aucuueiuent leur fflint itm-
son nage.
" Après, el quand pour aulcunes letti'cs impétrées en Hollande aux estais du pays , et pour la rescousse do maistre Anlhoine Michiel , secrélaire , que le duc avoit fait prendre, et s'en indigna contre son fils, « en vint el nasquil grand brouiUis entre eulx , et plus qu'oncques certes grande apparence de ruine et de meschief , et , par les bouicurs à la ctiaietie du comte , occasion grande ù iccllui de soi desvoyer et vuidier règle, car en fut quassé et rompu en sa pension devers son père, en fui mis en indignacion du roy et privé de sa pension , aussi mis en abay a tout lez , cl traitiê comme feroil marastre son fîls
CHRONIQUE DES DUCS DE BOURGOGNE. — IIP PART. 38t
d'em(!>runt , et dont originellemeDt , par le contreuve de cesCroyois , et affin qu'après lé décès du père, qui pendoit en péril de manasses de vieillesse , il feust et devenist tant plus foible , la reddition des terres et villes sur Somme fut machinée , et tout ce qui fut fait à Hesdin , et paraccompli sous fausse simulacion et fiiint personnage, en gast et désertion préententivement de ce jeune comte , le père encore riant de son dammage, ou proprement abusé d'ignorance , et de quoy mille tiltres de murmures et d'estranges besoingnes furent mises avant entre père et fils , et de quoy les hommes des divers pays et des villes furent tous perplex et désolés, non osans favoriser à Tung pour peur de Tanltre , sçaîchans bien toutevoies et cognoissans les moyens par qnî tout ceci estoit , et dont originelement il naissoit et avoit effect à leur duc regret , et dont les journées et les assamblemens d'Anvers et de Bruges se iaisoient Tung contre l'autre , et se trouvèrent à dure et difficile conjonction, certes au très-grand désespoir du povre peuple de tousies pays, et laquelle se fit touttefois au plus grand duc du monde : que volez-vous dire ici , George ? quelle excusation povez-vous produire ici pour le duc ? que quand en telle difficulté d*assamblement de son fils et de ly , et après teles matières difficiles démenées , et nomméement contre ceulx de Groy, de la part du comte, que en consentant la conjonction et la venue devers ly de Gant à Eruges , ils ne se peust ou deust acquiescer aussi à donner crédence une grand part à son fils , en autorisant sa juste cause ; dont, et se la crédence y a esté dooiiée et l'avertissement convalué par preuve, question est maintenant doncques comment après et si longuement le duc arrière les a tenus près de ly, s*y est fié et fondé comme par avant ; et aveucques ce , sentant avoir cause à son fils de non les devoir amer et à ly propre dammage et perte des terres rendues et soustraites , iniquement lesser et souffrir tous-jours son fils vaciller par eulx , et Tinnocent comprimer par nacion perverse. Certes ici il y faut une grand excuse, non à vous congneue, là où il y a coulpe d'une grande ignorance en ung tel prince, en pois d'une si haulte matère. ^