‹ Œuvres historiques inéditesChapitre 35 sur 494 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

Comnicnl & itn;; mire grinil pnrlemonl Tut proposé di conclure rnllinncc nngloise avec le L'onsenlenieDldi

roj lie France.

Ung autre grand parlement arrière assembla cestuy duc , des nobles et vaillans hommes ses subgects , et d'autres grands notables clercs et subtils, enquis pouravoir une conclusion arresiée eo son faict avec commencement de besoigner. Et les fist interroger trestous, ung après autre , de leur bon'advis, sur la voye et manière qu'il avoit à tenir pour venir à la désirée vongance du crime commisi; car faire la failloit mieulx lost que tard. Si y furent divers opinions et divers argumens çà et là , avec grandes difficultés bien pesées. Finabicment toutesvoies cheurent toutes en ung accord , au moins la plus saine pan ; et disoient que, s'il se povoil faire qno , avec la licence du roy, qui meismes son fils eatoit i>artic ea ces cas , il peust avoir

IIP' ^^M

[1W9] CHRONIQUE DU DUC PHILIPPE

aliance avec les ÀDglois , ils luy osoient bien conseiller en salut et en honneur que il Tacceptast, car il en affoibliroit ses ennemis , et luy en seroit plus fort , et demouroît joinct avec le tronc de la Royale Magesté, quand les autres s*en dessévroient par leurs més-us. Et pourtant ils conseillèrent de renvoier arrière devers ledit roy anglois en haste , parfaire ce que les premiers tramis jà avoient pourparlé et menéjusques à bien savoir là où on en seroit; carn'estoit pas encoires^ en Tautre ambassade devant , la chose toute finablement terminée ne conclute, fors tant seullement aimablement pourparlée et sentue d'une part et d'autre.

Page 1